Coronavirus : la CFDT réclame plus de protection pour les salariés des agences bancaires

Coronavirus : la CFDT réclame plus de protection pour les salariés des agences bancaires
© leo2014 / Pixabay

Le syndicat dénonce l’absence d’engagements collectifs pour l’ensemble de la profession, et réclame l’ouverture des agences uniquement sur rendez-vous. La Fédération bancaire se retranche derrière une application a minima des consignes des autorités sanitaires.

Depuis lundi 16 mars, la CFDT réclame la mise en place de mesures de protection pour les salariés des agences bancaires, qui sont tenues d’assurer la continuité de leur activité en leur qualité « d’opérateur d’intérêt vital ». La branche Banques et Assurances du syndicat constate « que le maintien du service à la clientèle dans les agences bancaires et dans certaines sociétés d’assurances s’effectue dans le désordre le plus complet », et « déplore que la profession ainsi que les chambres patronales bancaires et assurantielles renvoient la responsabilité de l’organisation du service exclusivement aux entreprises », sans engagement collectif de place. Si bien que la situation varie énormément d’un réseau bancaire à l’autre.

"Cacophonie"

« C’est un peu la cacophonie », déclare Luc Mathieu, secrétaire général de la CFDT Banques et assurances. Certaines agences sont ouvertes, d’autres sont fermées mais les personnels y travaillent toujours (Crédit Mutuel en Bretagne), certaines sont ouvertes mais seulement sur rendez-vous (Banque Populaire)…

« Les salariés sont confrontés potentiellement à un risque grave et imminent pour leur santé. L’obligation de sécurité des employeurs n’est pas une obligation de moyens, mais une obligation de résultat et engage la responsabilité de chacun d’entre eux en cas de manquement », rappelle le syndicat dans un communiqué, faisant planer la possibilité de l’exercice du droit de retrait.

Syndicat et patronat s'opposent sur la fermeture des agences

Il demande « que le travail s’effectue dans des agences fermées à la clientèle, sur rendez-vous exclusivement, par téléphone ou autre moyens numériques, les rendez-vous physiques devant rester exceptionnels ». Il réclame en outre la mise à disposition de gants, gel hydroalcoolique, masques, le nettoyage régulier des outils de travail, ainsi que l’application stricte des mesures de mise à distance des salariés les uns des autres. « Aujourd’hui, il n’y a rien de tout cela », affirme Luc Mathieu, qui en outre dénonce « des pratiques commerciales qui ne font pas honneur à la profession, ici ou là », avec par exemple la mise en avant de contrats obsèques pour essayer de tirer parti du contexte anxiogène.

« La Fédération bancaire française comprend les inquiétudes soulevées par les organisations syndicales. Chaque établissement respecte les gestes barrières préconisés par les autorités sanitaires permettant de protéger les salariés. Il est rappelé que, dès lors que les procédures d’éloignement et de désinfection sont respectées, les autorités sanitaires ne considèrent pas que la fourniture de masques constitue une mesure de sécurité pour les salariés. Chaque établissement met en place des consignes précises vis-à-vis de ses clients pour les inciter à reporter leurs demandes et limiter leurs déplacements en agence, privilégier les contacts avec leur conseiller par téléphone ou via les plateformes dédiées. A ce titre, les mesures de distanciation sociale, essentielles pour contrer la propagation du virus, tout en évitant tout risque d’affluence ou de comportements irrationnels qu’engendreraient des fermetures non contrôlées, sont mises en œuvre dans les agences », a réagi la FBF mercredi soir.

Droit de retrait

Le droit de retrait ne peut pas s’appliquer si les mesures de protection sont respectées par l’entreprise, explique un avocat au quotidien Les Echos ce jeudi, mais cela ne vaut que s’il prend vraiment toutes les mesures nécessaires. En Espagne, en Italie et désormais en France, la contestation syndicale monte dans les secteurs encore actifs. La CGT a notamment demandé l’arrêt immédiat de toutes les activités ne participant pas à la production de biens et de services répondant aux besoins essentiels de la population.

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