Coronavirus : quel recours au chômage partiel par les courtiers

Coronavirus : quel recours au chômage partiel par les courtiers
La question du chômage partiel se pose chez les courtiers © rawpixel/123RF

Les modalités du chômage partiel ont été précisées par le décret daté du 25 mars et publié au Journal Officiel ce jour (disponible ici). Le courtage n'est pas à l'abri d'une baisse d'activité.

Même s’ils ne sont pas soumis à l’obligation de fermeture mise en place par le gouvernement pour lutter contre la propagation du coronavirus, les courtiers subissent le ralentissement de l’économie. S’ils indiquent ne pas avoir l’intention d’utiliser les modalités de chômage partiel dans l’immédiat, ils n’écartent pas pour autant la possibilité de déclencher la procédure dans les semaines à venir.

En effet, la plupart des courtiers peuvent assurer la continuité d’activité à distance. Ils ont de ce fait placé la quasi-totalité de leurs collaborateurs en télétravail pour maintenir le traitement des dossiers, la gestion des sinistres et le conseil aux assurés. A titre d’exemple Antinea courtage par exemple indique avoir placé 95% de ses salariés en télétravail, l’ensemble des 140 collaborateurs du gestionnaire Baloo sont également en télétravail depuis le 17 mars.

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des dossiers à traiter

S’ils ont les moyens d’assurer la continuité d’activité les courtiers ne sont en revanche pas à l’abri d’une baisse d’activité, ainsi «pour l’instant nous avons de quoi occuper nos équipes, mais il n’est pas impossible que nous ayons recours au chômage partiel d’ici deux à trois semaines si l’activité diminue considérablement », indique le président directeur général d’Antinea Courtage, Patrick Ginet. « Les conséquences économiques sont difficiles à évaluer à ce stade. Tout dépend de combien de temps va durer la situation », analyse Jean Paul Babey, président directeur général du courtier Alptis.

« Pour l’instant nous avons des flux à traiter, cependant si la poste ne distribue plus les courriers, nous aurons effectivement moins de travail pour nos collaborateurs. […] en fonction de la durée de la situation, nous serons probablement amenés à faire appel au chômage partiel», ajoute le dirigeant d'Alptis, président du collège des courtiers grossistes chez Planète CSCA. Même réponse chez Delta Assurances : « à ce jour nous n’avons pas l’intention d’avoir recours au chômage partiel ». Le courtier ajoute néanmoins  « nous y réfléchissons, mixé à des prises de congés négociés. »

chômage partiel : la question étudiée

Bernard Albenois, président directeur général d’Auxilia courtage, indique lui aussi penser au chômage partiel à terme : « sur mes 6 collaborateurs, plus de la moitié ne travaillent pas à 100%», explique le chef d’entreprise. Enfin au sein du groupe CPMS, la question est sérieusement étudiée. « Concernant l’activité partielle, notre direction des ressources humaines en relation avec la direction de la gestion étudie les effectifs impactés par rapport au flux d’activité, à leur équipement en télétravail, à leur organisation personnelle pour évaluer le taux d’activité partielle que nous allons subir», indique quant à lui Eric Dana le président de CPMS.

Si chez l’ensemble des courtiers que nous avons interrogé le chômage partiel n’est pas encore à l’ordre du jour, tous indique clairement que le recours à l’activité partielle n’est pas à exclure des dispositifs qu’ils pourraient activer si la situation venait à durer trop longtemps.

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