Donner du sens à la tech

Donner du sens à la tech
Laetitia Duarte Olivier Baccuzat Rédacteur en chef olivier.baccuzat@infopro-digital.com

Souvent, très souvent, on comprend mieux une personne expliquant des choses complexes lorsque celle-ci s’appuie, dans sa démonstration, sur un ou des exemples concrets. C’est exactement ce qui s’est passé le 31 mai, lors du Grand forum de l’assurance organisé par L’Argus. L’une des interventions était consacrée à la blockchain et la délicate mission revenait à Jérôme Balmes, directeur du digital et de l’innovation de la Fédération française de l’assurance (FFA), de (ré)expliquer quels étaient les grands principes de fonction­nement de ces regis­tres de données décen­tralisés. Et à quoi ils pouvaient servir, exemples à l’appui donc. Il faut croire que les explications ont fait mouche puisqu’à la mi-journée, plusieurs personnes parmi l’assistance nous ont fait part, spontanément, de leur satisfaction d’avoir « enfin compris » ce qu’était, concrètement, la blockchain.

Mais si on ne fait plus autant la grimace qu’avant à l’évocation de cet anglicisme (nous allons d’ailleurs lui préfé­rer le terme de chaîne de blocs comme nous l’a suggéré récemment un lecteur attaché au respect de la langue française), c’est aussi parce que de nombreux cas d’usage voient le jour. L’Argus a évoqué à plusieurs reprises cette expérimentation menée fin 2017 par la FFA avec quatorze assureurs afin de tester cette technologie sur des demandes de résiliation de contrats auto ou habitation effectuées dans le cadre de la loi Hamon. Une initiative présentée comme une proof of concept (encore un vilain anglicisme, désolé). Un terme qu’on peut traduire par « preuve de concept » mais qui revient surtout à démontrer et valider, exemples à l’appui, la faisabilité d’un projet.

Ces multiples expérimentations de chaînes de blocs ont une vertu : elles démontrent que ce qui pour beaucoup relevait hier de la science-fiction l’est de moins en moins.

Le même principe prévaut pour B3i, cette start-up dont la feuille de route est d’explorer, pour le compte des quinze assureurs et réassureurs mondiaux qui la soutiennent, les possibilités que leur offre la chaîne de blocs. Idem pour cette plateforme consacrée à l’assurance maritime lancée, entre autres, avec deux assureurs et un courtier grands risques, ou cette autre chaîne de blocs expérimentée à des fins d’assurance crédit et d’affac­turage.

Bien sûr, de nombreuses questions restent à être tranchées, d’un point de vue réglementaire notamment. Mais ces multiples expérimentations de chaînes de blocs (et les explications qui sont commu­niquées en complé­ment) ont une vertu : elles rassurent, d’une certaine manière. Car elles démontrent que ce qui, pour beaucoup, relevait hier de la pure science-fiction l’est de moins en moins. Ou ne l’est plus du tout grâce, précisément, à l’émergen­ce de cas d’usages concrets présentant une réelle utilité. Le constat vaut pour toutes les nouvel­les technologies qui, par leur fulguran­ce, viennent bousculer le secteur et paraissent parfois « hors sol ». Il n’y a pas que les clients qui soient en quête de sens. Dans l’exerci­ce de leurs métiers, de nombreux profession­nels de l’assurance ne deman­dent pas autre chose.

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