Comment optimiser la gestion de l’assurance santé ?

Comment optimiser la gestion de l’assurance santé ?

Les évolutions sociétales et réglementaires auront des conséquences sur le système de soins en France. Les complémentaires santé doivent s’adapter pour rester dans la course en misant sur la mutualisation de leurs coûts informatiques

Avec plus de 200 milliards d’euros dépensés pour la consommation de biens et de soins médicaux, la part de la richesse nationale consacrée par la France à la santé (plus de 11 % du PIB) se situe dans le peloton de tête, avec l’Allemagne, des pays de l’Union européenne.

Des évolutions incontournables

Du 100 % santé à la résiliation annuelle des contrats en passant par le soutien à la télémédecine, les réformes récentes menées par l’Etat ont toutes la même ambition, celle de contenir dans la mesure du possible le développement des dépenses de santé.

L’exercice est redoutable, car l’accroissement des dépenses médicales est un phénomène structurel lié à plusieurs facteurs dont, le renchérissement des traitements lourds, le vieillissement de la population et le développement des pathologies corrélées au style de vie, telles que l’obésité ou le déficit d’acuité auditive et visuelle.

En prenant à leur charge un peu plus de 13 % des dépenses de santé, les organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM), que sont les mutuelles, sociétés d’assurances et institutions de prévoyance, contribuent de manière plus ou moins importante au financement du dispositif selon le type de poste, les complémentaires santé prenant à leur charge 74 % des remboursements en optique contre 5 % seulement en soins hospitaliers par exemple. L’enjeu pour ces acteurs consiste à évoluer pour s’adapter aux évolutions systémiques du secteur.

Les assureurs doivent s’adapter au futur environnement

Pour rester compétitifs et rentables, les assureurs complémentaires doivent jouer sur deux approches : celle de la proposition de valeur pour l’assuré d’une part, et celle inévitable, de la réduction des coûts d’autre part.

La proposition de valeur pour l’assuré se matérialise avant tout par le raccourcissement des délais de prise en charge et la capacité d’obtenir quasi-instantanément les informations nécessaires sur les propositions de remboursements et le suivi du dossier par les canaux digitaux. Mais elle doit impérativement s’étendre aux services, en commençant par la prévention du risque en aidant aux changements de comportements et à l’amélioration de l’hygiène de vie, dans les domaines de l’alimentation ou de l’activité physique par exemple. L’ensemble de ces actions de prévention peuvent s’appuyer sur les objets connectés. Aller au-delà des frontières traditionnelles de l’assurance, pour couvrir l’univers de besoin des clients, en proposant par exemple des solutions de télémédecine, sont également des extensions possibles du champ des services pour les OCAM.

Quant à la réduction des coûts, deux principaux moteurs la soutiennent. Le premier est celui de la concentration des acteurs en ayant à l’esprit que le nombre des mutuelles et d’institutions de prévoyance a été ainsi divisé par deux en dix ans, en France, sous l’impulsion des autorités de tutelle. Le second est celui de l’optimisation via l’automatisation du traitement des flux de remboursement papier (hors système d’échange Noemie avec l’Assurance maladie). Cette optimisation joue sur les coûts des sinistres, en affinant, les contrôles et sur ceux de gestion, en robotisant une partie des tâches.

Le levier de la mutualisation des systèmes informatiques

Dans la mesure où il est partagé par tous les acteurs, le système de santé se prête bien à une mutualisation des développements informatiques entre les OCAM auprès d’un éditeur pour permettre la réalisation d’économies d’échelle importantes. « En effet, l’éditeur prendra à sa charge la mise à jour réglementaire et fera bénéficier, tous les utilisateurs, des dernières innovations en termes d’optimisation des contrôles et d’automatisation des tâches », explique Gilles Guedj, directeur général de l’industrie assurance sur l’Europe du Sud chez DXC.

Dans le cadre de cette approche de plateforme, visant à optimiser les coûts, les outils de gestion des contrats peuvent être installés sur les serveurs de l’entreprise ou bien mis à disposition en ligne. C’est le cas notamment de l’outil GraphTalk développé par DXC Technology, qui répond à cet objectif de mutualisation des solutions informatiques, sur lesquelles Gilles Guedj invite les organismes assureurs à engager une réflexion.

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