Les travailleurs non salariés sous-estiment toujours les risques liés à la prévoyance

Les travailleurs non salariés sous-estiment toujours les risques liés à la prévoyance

La crise de la Covid-19 et la création d’un nouveau régime d’indemnisation des arrêts de travail auraient pu largement convaincre les travailleurs non salariés de la nécessité d’une couverture prévoyance. Si une prise de conscience a eu lieu pour certains d’entre eux, on ne constate cependant pas un élan de souscription massif. Du moins jusqu’à présent…

Créer son entreprise ou se lancer en libéral est une prise de risques, et la vie nous réserve bien des surprises. Les garanties de prévoyance sont précisément destinées à aider les travailleurs non salariés (TNS) à mieux supporter les conséquences financières de la maladie, l’invalidité ou le décès.

On a pu le voir pendant la crise de la Covid-19, pour permettre aux TNS de s’absenter quand ils étaient contaminés, le gouvernement a décidé d’indemniser leurs arrêts de travail. À la demande de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), ce nouveau régime a été pérennisé : depuis le 1er juillet 2021, tous les professionnels libéraux affiliés à la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) bénéficient d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie pendant 90 jours.

Le filet de sécurité des régimes obligatoires 

Leur montant pour le décès, l’invalidité et l’arrêt de travail au-delà des 90 jours varie selon les professions : dans bien des cas, il ne s’agit que d’un filet de sécurité. C’est, du reste, le principe des régimes obligatoires de prévoyance, dont le niveau d’indemnisation en cas d’incapacité, d’invalidité ou de décès est notoirement insuffisant.

Les TNS n’en sont toujours pas conscients. Si l’on se réfère à l’édition 2021 du baromètre de la prévoyance des travailleurs non salariés1 , près d’un sur deux a toujours l’impression d’être bien protégé par les régimes obligatoires : 46 % en cas d’arrêt maladie, 47 % en cas d’invalidité et même 53 % en cas de décès. Ce qui explique sans doute pourquoi seulement 46 % des dirigeants d’entreprise sont couverts par un contrat de prévoyance. Un niveau qui n’a guère changé depuis la première édition de ce baromètre, en 2012.

« On aurait pu penser que la crise sanitaire et la création du nouveau régime d’indemnisation des arrêts de travail les sensibiliseraient largement à l’importance d’être bien couvert en prévoyance, regrettent Alfred Dittrick et Karim Boukni, directeurs commerciaux de MetLife France. Or l’impact de ces 2 événements est moins important que ce que nous pouvions imaginer ». Il faut dire que les travailleurs non salariés ne se sont pas vraiment penchés sur le sujet : seulement 45 % d’entre eux ont « entendu parler » de la réforme des indemnités journalières et 21 % « voient bien » de quoi il s’agit… Quant à la pandémie, elle n’a incité que 14 % des indépendants à examiner en détail la couverture de leur régime obligatoire.

Des signes encourageants

Le baromètre 2021 de la prévoyance recèle tout de même quelques signes encourageants : parmi l’ensemble des TNS, 6 % ont souscrit une prévoyance après la réforme de juillet 2021. On retrouve également la même proportion (6 %) qui déclarent s’être couverts suite à la pandémie.

Par ailleurs, l’actualité sanitaire et législative récente fait quand même réfléchir les entrepreneurs. « Parmi les TNS qui ne sont toujours pas couverts et qui ont entendu parler de la réforme, 43 % envisagent de souscrire un contrat de prévoyance. Et 23 % des TNS non équipés envisagent de souscrire un contrat suite à la Covid-19, observent Alfred Dittrick et Karim Boukni. Cela ne veut pas forcément dire qu’ils franchiront le pas à court terme. » Mais on peut tout de même considérer que l’idée commence à faire son chemin.

Si les courtiers et CGP veulent récolter les fruits de ce début de changement de mentalité, il est nécessaire de poursuivre et d’intensifier leurs efforts de sensibilisation à l’importance des risques couverts par la prévoyance. Il était auparavant assez difficile d’évoquer avec des entrepreneurs la maladie, et encore plus l’invalidité et le décès. Aujourd’hui ces sujets ont été mis sur le devant de la scène par l’actualité. Charge aux intermédiaires d’assurance de les évoquer dans leur cabinet avec leurs clients TNS pour mieux les protéger.

[1] « Préoccupation, attentes et prévoyance des travailleurs non salariés et des dirigeants de très petites entreprises » : enquête menée par CSA pour MetLife France du 2 au 9 septembre 2021 auprès d’un échantillon représentatif de 406 TNS et dirigeants de TPE.

Contenu proposé par MetLife

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