La réassurance, un enjeu fort de solvabilité pour les mutuelles

La réassurance, un enjeu fort de solvabilité pour les mutuelles

Depuis 2016, l’instauration de nouvelles règles prudentielles, notamment Solvabilité 2, a renforcé les besoins des mutuelles en termes de réassurance. Une nouvelle activité qui fait aujourd’hui partie intégrante de la stratégie de développement de l’UNMI.

Pour rappel, ce nouveau cadre réglementaire encourage les mutuelles à mieux analyser l’ensemble des risques en lien avec leur activité et à évaluer leurs besoins en fonds propres, les incitant de facto à une gestion financière plus fine et plus pointue.

Transfert de risque et gestion de l’aléa

Peu utilisée avant Solvabilité 2, la réassurance a donc pris une autre dimension à la faveur de ces nouvelles règles prudentielles et de l’évolution du marché. Outil pertinent de pilotage financier, elle est de plus en plus reconnue comme une source de financement alternative ou complémentaire aux marchés financiers, dans un contexte pérenne de taux bas. « Pour les mutuelles, la réassurance est un levier efficace de réduction de leurs besoins en fonds propres. Elle leur permet de piloter de façon optimale leur ratio de solvabilité dans le cadre de Solvabilité 2 qui génère une instabilité importante des ratios prudentiels. En transférant le risque, elles peuvent ainsi améliorer leur marge de solvabilité. La réassurance permet également de lisser un chiffre d’affaires en cas de dégradation ponctuelle de la sinistralité. Dans le contexte actuel de pandémie, avec des impacts non négligeables sur le modèle assurantiel, la gestion de l’aléa devient une préoccupation majeure pour les mutuelles », analyse Bertrand Mourelot, directeur technique de l’UNMI.

Montée en puissance exponentielle

D’à peine 8 millions en 2018, le chiffre d’affaires de l’UNMI en réassurance santé a atteint les 24 millions d’euros en 2020. Cette montée en puissance significative marque un réel besoin des mutuelles. L’UNMI a ainsi signé un traité de réassurance avec plus de 10 % de ses mutuelles adhérentes parmi lesquelles la MCCI, mutuelle parisienne fondée en 1962, partenaire historique de l’UNMI et adossée depuis 2018 au groupe prudentiel UGO.

Sylviane Gindre, directrice générale de la MCCI et administratrice de l’UNMI, y trouve de nombreux avantages : « La réassurance, c’est un contrat gagnant/gagnant entre le cédant et le réassureur, un contrat qui s’adapte avec le temps et qui nécessite que le partenaire soit fiable et prudent. Cette prudence de souscription est la clé de succès d’un partenariat long. L’UNMI, de par sa taille, sa flexibilité et son expertise technique, notamment en matière de tarification, répond parfaitement à nos attentes ».

Des fonds propres pour du développement

En dégageant des capitaux propres, les mutuelles peuvent également consolider leur développement en lançant de nouveaux produits ou en renforçant leurs opérations marketing par exemple. « Le partage du risque nous permet d’être moins fragiles. Nous pouvons renforcer notre développement et nous concentrer davantage sur d’autres pans de notre activité comme, par exemple, la réponse aux appels d’offre, une activité très chronophage que nous avions mise de côté », confirme Sylviane Gindre.

Protéger ses fonds propres, améliorer sa marge de solvabilité et renforcer son développement sont les atouts principaux de la réassurance. Elle offre également aux petites et moyennes mutuelles l’accès à des services et à l’expertise technique du réassureur.
« Avec Solvabilité 2, des fonctions clés comme la comptabilité, le juridique, l’actuariat sont devenues incontournables. Pour autant, ce sont des postes lourds qui ne sont pas forcément accessibles sur un plan financier pour les petites structures. En tant que réassureur, nous leur apportons notre expertise technique », assure Bertrand Mourelot.

La première mission de l’UNMI est d’accompagner ses mutuelles partenaires dans la définition de leurs besoins. Dans un contexte de fragilité du marché de la santé, le besoin en réassurance est devenu de plus en plus fort. L’UNMI, dont le chiffre d’affaires a été impacté par la suppression progressive de l’ACS, a fait de cette activité nouvelle une partie intégrante de sa stratégie de développement.

Contenu proposé par UNMI

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