Perte d’autonomie : l’OCIRP s’engage auprès des aidants

Perte d’autonomie : l’OCIRP s’engage auprès des aidants
Pierre Mayeur au Jury Prix du Handicap 2018

Depuis 50 ans, l’OCIRP (Organisme commun des institutions de rente et prévoyance) s’engage pour la prise en charge des risques « lourds » qu’encourt la famille, dont la dépendance fait partie. Dans le cadre de l’actualité gouvernementale, l’OCIRP réaffirme sa position d’assureur dépendance et lance une nouvelle garantie, à destination des aidants. Explications avec Pierre Mayeur, ‎directeur général de l’OCIRP.

Quel est le positionnement de l’OCIRP sur la perte d’autonomie ?

Pierre Mayeur : En tant qu’union d’institutions de prévoyance, nous considérons qu’il s’agit d’un risque lourd, qui peut présenter des conséquences financières particulièrement importantes pour les personnes et les familles touchées. On a souvent le réflexe de  mettre en face du coût d’hébergement en Ephad la pension moyenne de retraite. Mais aucun système de retraite, aussi généreux soit-il, ne peut financer la prise en charge de la dépendance lourde.

Comment financer et solvabiliser ce risque ?

P. M. : Clairement, la dépendance doit être mutualisée, avec un premier niveau pris en charge par la collectivité nationale, afin de couvrir le gros des dépenses, suivi d’un étage complémentaire d’assurance dépendance, où les institutions de prévoyance ont un vrai rôle à jouer. C’est d’ailleurs le sens du produit dépendance que nous proposons depuis plusieurs années aux salariés et ensuite aux retraités, basé sur un système de points. Nous pensons que seul le cadre collectif, en répartissant la charge entre l’employeur et le salarié, peut permettre aux jeunes de cotiser le plus tôt possible.

Pourquoi lancer une garantie spécifique pour les aidants ?

P. M. : Parce que le sujet de la dépendance doit être pris en compte de manière globale, ainsi que les réponses qui y sont apportées. Or il ne concerne pas que les personnes âgées dépendantes, mais tout leur entourage : conjoint, enfants, petits-enfants, amis… En France aujourd’hui, 4 millions de salariés sont des aidants. Et cette charge, à la fois mentale et financière, a des conséquences directes sur leur performance dans l’entreprise : absences, congés à répétition, moindre concentration… Chaque salarié a déjà côtoyé au moins une fois un aidant parmi ses collègues ou son entourage, la prise de conscience peut donc passer par là.

Qu’apporte cette assurance aux aidants ?

P. M. : La garantie se déclenche dès qu’un salarié demande un « congé de proche aidant », dans le cadre de la loi du 28 novembre 2015 (1). Bien qu’il constitue une avancée législative, il reste néanmoins un congé « sans solde ». Avec notre contrat, le salarié aidant bénéficie d’une compensation financière partielle de plusieurs jours pouvant aller jusqu’à 2250 euros par an, dans le cadre d’un accord préalable entre l’entreprise et les organisations salariales. Ensuite, il a accès à de nombreux services d’accompagnement (plateforme psychologique, aide administrative, aide à domicile, garde de nuit…). Enfin, nous versons un capital de 1 000 € pour le proche dépendant, afin de parer aux dépenses immédiates comme l’achat de matériel paramédical. On anticipe rarement une situation de dépendance, qui peut pourtant arriver brusquement à la suite d’une chute ou d’un AVC par exemple… Les salariés aidants aussi ont besoin d’être accompagnés efficacement dans ce moment-là.

Quel rôle va jouer l’OCIRP dans l’actualité gouvernementale ?

P. M. : Nous nous réjouissons que l’État ait nommé Dominique Libault, ancien directeur de la Sécurité sociale et récemment président du Haut Conseil de financement de la Protection sociale, à la tête d’un groupe de travail sur la dépendance. L’OCIRP était d’ailleurs partenaire de la journée de lancement de la concertation publique « Grand âge et autonomie », le 1er octobre 2018 au ministère de la Santé et de la Solidarité. Nous menons depuis des années une réflexion d’intérêt général sur le sujet de la dépendance et espérons être entendus. Dans le cadre de la réforme, nous avons donc créé avec la Fédération nationale de la mutualité française un « lab autonomie », afin de réfléchir ensemble à des réponses communes en tant qu’organismes non lucratifs sur la prise en charge de la perte d’autonomie.


(1) Loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement, JO du 29 décembre 2015.

Contenu proposé par OCIRP.

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