Au travail, les sens en éveil

Au travail, les sens en éveil

L’activité professionnelle constitue un environnement privilégié pour déceler les premiers signes du vieillissement des perceptions sensorielles. Outre un dépistage ciblé de la vue et de l’audition, certains indices doivent encourager les salariés de plus de 50 ans à adopter des mesures de prévention.

Fatigue, incompréhension, troubles de la concentration… constituent autant de signaux de la baisse de l’acuité auditive. Ils peuvent s’accompagner de signes objectifs de souffrance oculaire : picotements des yeux, maux de tête, vue qui se trouble... ou de courbatures liées à la posture, elle-même impactée par les conditions d’environnement et d’éclairage.

Détecter les premiers signaux

Au quotidien, certaines activités professionnelles se révèlent plus sensibles au vieillissement des perceptions sensorielles, en particulier dans les secteurs de l’industrie, des ateliers de réparation, du BTP… À titre d’exemple, l’exposition à des rayonnements infrarouges ou ultraviolets à très haute intensité peut générer des baisses précoces de l’acuité visuelle, et une dégénérescence prématurée du cristallin. Cette déperdition se manifeste par des troubles de l’accommodation, une moindre résistance à l’éblouissement et au changement brutal de luminosité.

Les salariés du secteur tertiaire s’avèrent aussi exposés. Le travail sur écran exige, en effet, de focaliser son attention et d’accommoder sa vue. « Cela fatigue beaucoup plus les muscles périorbitaires et le cristallin. C’est là que l’anomalie des phories et de l’équilibre des axes visuels se révèlent », explique Alain Cantineau, médecin du travail.

Un dépistage ciblé

Si le dépistage reste essentiel pour confirmer les premières manifestations du vieillissement de la vue et de l’audition, les pratiques s’avèrent inégales. En effet 88 % des médecins du travail testent systématiquement la vision, mais seuls 34 % s’attardent sur l’audition. « Un dépistage systématique à l’aveugle est inopérant, rappelle le spécialiste. Il faut cibler les personnes exposées à des risques ou très susceptibles de l’être, et suivre de très près l’évolution de leur audition par exemple. »

Parmi les indices de la baisse des performances oculaires, la vision des couleurs fait partie des premières perceptions touchées avant que l’acuité visuelle ne commence réellement à diminuer. L’une des solutions avancées serait donc de contrôler la vision des couleurs de manière régulière chez un même individu et de modifier ses conditions de travail lorsque les premiers effets sont observés.

Du bon usage de la lumière

Parmi les améliorations à apporter sur le lieu de travail, la qualité de l’éclairage et l’instauration de pauses visuelles font partie des premières demandes des salariés seniors. Pour prévenir et limiter les effets d’une baisse de la vue, l’éclairage, l’organisation des bureaux, l’ergonomie et l’exposition par rapport à une fenêtre ou à un éclairage artificiel, tout comme la position de l’assise, doivent être pris en compte. « Il semble que non seulement l’intensité, mais aussi le type de lumière soit important », révèle encore Alain Cantineau. Certaines longueurs d’ondes seraient en effet plus ou moins perturbantes. « L’idée est d’optimiser par les couleurs nos perceptions sensorielles. On peut aussi travailler sur les reflets, la réverbération des sons et des lumières, les parois absorbantes ou non absorbantes. » La solution repose aussi dans le choix des logiciels de bureautique, dans le réglage de la taille des polices, du zoom de l’écran, de la luminosité et des contrastes... le mieux est aussi d’avoir plusieurs écrans, ou d’imprimer les documents.

Les EPI pour bien-vieillir au travail

Sollicitée en permanence, l’audition concentre également les troubles. Deux tiers des actifs de plus de 50 ans souhaitent ainsi limiter le temps passé dans un environnement trop bruyant. Le recours à des casques antibruit, passifs (qui filtrent le bruit avec une atténuation de 20 à 30 dB) ou actifs, permettent de protéger des sons nocifs, tout en laissant passer les fréquences conversationnelles. Les bouchons d’oreilles ont également évolué : certains sont moulés, et apportent plus de confort, d’autres sont équipés de filtres spécifiques. Obligatoire, le port des EPI (équipements de protection individuelle) devient progressivement un réflexe adopté par le personnel exposé.

Un dépistage ciblé et une meilleure prévention, dès l’apparition des premiers signaux, restent en effet la clef pour préserver les facultés sensorielles des salariés seniors, indispensables du bien-vieillir au travail.

*Enquête Observatoire de la santé visuelle & auditive Optic 2000 - OpinionWay réalisée auprès de 1 000 actifs de 50 ans et plus (moyenne d’âge 55,3 ans) et de 200 médecins du travail du 19 mai au 8 juin 2016.

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