UN AGENT EN CONFLIT AVEC AXALille vient de suspendre une grève de la faim de trois mois. Il attend, comme sa compagnie, les propositions du médiateur qui va être nommé.

UN AGENT EN CONFLIT AVEC AXA

Lille vient de suspendre une grève de la faim de trois mois. Il attend, comme sa compagnie, les propositions du médiateur qui va être nommé.



Axa m'a tuer le 3 juillet 1999. " (1) Dominique Faure avait placardé, sur la vitrine de son agence lilloise, une affiche pour informer clients et passants de son " infortune " avec sa compagnie mandante et a entamé une grève de la faim. Qui aura duré trois mois, jusqu'à ce que, assigné le 10 septembre devant le tribunal de grande instance de Lille, il accepte la médiation demandée par Axa et suspende son jeûne. La probable nomination, le 24 septembre, du professeur Claeys, directeur du DESS assurance à l'université de Lille 2, en qualité de médiateur, devrait permettre de renouer le dialogue.

Un relationnel difficile

Que reproche l'agent Axa - un " personnage ", selon ses confrères - à sa société ? Globalement, la chute de son chiffre d'affaires, l'impossibilité d'offrir à ses clients un juste rapport qualité/prix et des pratiques de concurrence effrénée entre les différents acteurs de la compagnie, au détriment des agents généraux. Dominique Faure a d'autant plus mal vécu cette distorsion de concurrence interne, qu'il éprouve un sentiment d'abandon de la part de la compagnie : diminution de la fréquence des visites des inspecteurs, absence de réponse à ses mails... Ce relationnel difficile s'est amplifié le 3 juillet 1999, lorsque Dominique Faure a dû répondre à une convocation au commissariat central de Lille, sur commission de la mairie interpellée par Axa, inquiet de son état dépressif et de ses menaces de suicide. Mensonges et complot ? Toujours est-il que le 16 août 1999 Dominique Faure est avisé, par lettre recommandée avec accusé de réception, que l'accès aux sites d'Axa lui est interdit jusqu'à nouvel ordre. Aussi décide-t-il de se lancer dans une grève de la faim, persuadé que " le métier est foutu ", surtout pour des agences comme la sienne. " Aujourd'hui, mon commissionnement n'est plus que de 114 000 €, contre 168 000 en 1995-1996. C'est la faillite, je couvre à peine mes frais ", s'exclame-t-il. Dominique Faure veut s'en sortir avec les honneurs. Il réclame, outre des excuses pour la convocation du 3 juillet 1999, une indemnité compensatrice représentant l'équivalent de cinq années de revenus fiscalement neutres jusqu'à son départ en retraite et l'intéressement qu'il estime lui être dû sur les années 1979 à 1993. Au total, quelque 760 000 €...

La réaction d'Axa

Embarrassé par cette affaire dont la presse s'est emparée, Axa est aussi excédé. " Axa m'a tuer " est du plus mauvais effet. Selon Emmanuel de Talhouet, directeur régional Axa Nord-Picardie-Champagne, " Dominique Faure a mal vécu en 1999 l'intervention que nous avons faite par devoir éthique et citoyen face à sa menace de suicide. Il s'est senti déstabilisé, mais de là à se mettre en grève de la faim "... Sur la baisse du chiffre d'affaires, le directeur l'évalue sur la période juin 1999 à mars 2002 à - 16 %, alors que Dominique Faure annonce - 40 %. " Sur la même période, le réseau Nord Picardie Champagne a fait + 2,4 % et les agents lillois + 3,6 %. Je ne peux que regretter qu'il ait refusé les conventions commerciales de développement, les formations aux nouveaux produits proposées à lui comme aux autres agents d'Axa. Nous sommes conscients que c'est un dossier où la dimension humaine l'emporte très largement sur la dimension financière. Néanmoins, la demande de Dominique Faure excède du quintuple la norme en la matière ", indique Emmanuel de Talhouet.

Pour les agents lillois, une issue amiable constituerait un soulagement. S'ils comprennent la détresse de leur confrère, ils estiment cependant qu'il faut aboutir à un accord. " L'affaire nuit à tout le monde ! Les protagonistes semblent avoir laissé "pourrir" cette affaire. Il faut éviter qu'elle explose ", estime un agent lillois. Jean-Luc Decaestecker

(1) " tuer ", infinif en référence à l'affaire Omar Raddad, accusé du meurtre de Ghislaine Marchal, commis le 24 juin 1991. À côté d'elle, sur la porte, un doigt ensanglanté avait écrit " Omar m'a tuer ".

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