[DOSSIER] Dépendance 3/4

Dépendance : En Allemagne, les assureurs entrent en scène

Dépendance : En Allemagne, les assureurs entrent en scène
© Christian del monte/ropi-rea
Le marché de la dépendance s'annonce prometteur pour les assureurs outre-Rhin. La couverture publique ne prend en charge que la moitié des frais liés à la perte d'autonomie, et pourra difficilement absorber financièrement le choc du vieillissement de la population allemande, encore plus prononcé qu'en France.

Quinze ans et pas une ride. L'assurance dépendance se porte même plutôt bien. Pour la deuxième année consécutive, elle a fait état en 2009 d'un excédent d'un milliard d'euros (627 millions en 2008). Financée à parité employeur-salarié par un prélèvement obligatoire, cette assurance couvre les besoins de 2,2 millions d'Allemands en soins à domicile ou en résidences pour personnes âgées. Face au taux de vieillissement de la population - en 2025, les plus de 65 ans représenteront 40 % de la population active (15-64 ans) contre 27 % aujourd'hui - cette couverture a de beaux jours devant elle.

L'atout complémentaire

Mais son avenir n'est pas rose pour autant. Car sa bonne santé reste très relative. Elle est principalement due au relèvement du taux de cotisation de 0,25 point à 1,95 % en 2008 (2,20 % pour les personnes sans enfant) qui a dopé les rentrées de 8 %, à 21,3 milliards d'euros. Pendant ce temps, les dépenses ont crû de 6,2 % à 20,3 milliards d'euros, notamment en raison d'un élargissement des couvertures pour les pathologies Alzheimer.

Au final, ce sont en tout et pour tout 4,8 milliards d'euros de réserves qui sont aujourd'hui engrangées par l'assurance dépendance : de quoi tenir pendant trois mois ! C'est dire si le dispositif mis en place par l'État est chancelant. D'autant que, comme le révèle une étude menée par l'institut de recherche de la fédération des compagnies d'assurance maladie (PKV), le nombre de personnes dépendantes devrait doubler d'ici à 2060, portant les dépenses à 37 milliards d'euros. Une augmentation qui se traduirait par un taux de cotisation à 6 %, voire 7 % !

Ces projections sont autant d'arguments en faveur des couvertures dépendance complémentaires commercialisées par les assureurs. Présentes sur le marché depuis 1995, les compagnies financent les prestations dépendance de 9 millions de personnes non affiliées au régime général(1) et elles négocient aujourd'hui avec Berlin afin de se voir confier, de façon officielle, le volet de l'assurance complémentaire des 70 millions d'Allemands du régime général.

(1) Tout Allemand dont le revenu mensuel est supérieur à 4 162,5 euros peut souscrire une assurance maladie au premier euro auprès d'une compagnie d'assurances.

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