Externalisation : Les entreprises ont de plus en plus l'informatique dans le nuage

Le cloud computing, qui consiste à externaliser l'informatique hors les murs de l'entreprise se développe. Néanmois, des freins subsistent pour le secteur de l'assurance.

Le « cloud », le nuage en bon français, symbolise le plus souvent Internet chez les spécialistes des réseaux. Le cloud computing, que l'on peut traduire littéralement par « l'informatique dans le nuage », signifie la faire héberger sur le réseau public (Internet) ou privé d'un opérateur ou d'une grande entreprise.

Il est possible d'y recourir pour son infrastructure : plus besoin, alors, de se doter de serveurs ou de salles blanches. Peuvent être également utilisées des applications se trouvant dans le nuage, comme un service de courriels géré par un prestataire, une application de gestion de la relation clients (CRM) ou de gestion intégrée. On parle alors de solutions SAAS (software as a service), où l'entreprise n'est pas propriétaire des licences. Dernière catégorie de services, des plates-formes implantées dans le cloud qui stockent les données, les développements logiciels...

Le risque d'une ouverture à tous vents

Les assureurs s'y intéressent... avec prudence. « Nous regardons comment le cloud fonctionne sur des applications métiers non stratégiques, comme la messagerie, les wikis, des outils collaboratifs ou des ateliers de développement », explique Gérard Russeil, directeur de Chorégie (GIE informatique du groupe MGEN, de La mutuelle des étudiants et de la plate-forme MFP services). Allianz utilise l'offre CRM de SalesForce, l'un des leaders des applications en cloud computing. Thélem assurances fait héberger sa messagerie chez Microsoft. Ce qui manque encore, ce sont des offres ciblées s'adressant au monde de l'assurance ou aux courtiers.

L'un des avantages du cloud tient à sa flexibilité : on peut y accéder à tout moment, avec une facturation à l'usage. Ensuite, « on peut utiliser des solutions hébergées sans être dépendant de la qualité du réseau », affirme Nikolaz Foucaud, directeur marketing et stratégie pour les grandes entreprises de Microsoft France. En effet, si l'utilisateur est dans l'incapacité de se connecter, il peut travailler en local sur son terminal, les données se synchronisant à sa prochaine connexion.

Pourtant, l'adoption du cloud computing par les assureurs se heurte encore à des obstacles. « Sur les clouds publics, il est impossible de savoir où sont localisées les machines des opérateurs. On ne peut donc pas avoir la garantie que les données resteront en France, ce qui est rédhibitoire pour le secteur de la santé », explique Gérard Russeil. Un autre frein, et non des moindres, tient à ce que le recours au cloud conduit à externaliser ce qui représente, souvent, une grosse partie du travail au quotidien des directions informatiques.

 

2 QUESTIONS À Nikolaz Foucaud, directeur marketing et stratégie pour les grandes entreprises chez Microsoft France

 

« Plus de 50% des entreprises de moins de 50 salariés utilisent déjà le cloud »

  • Où en est le marché du cloud computing ?

La bande passante est désormais disponible à travers le monde, ce qui permet de soutenir la croissance du cloud, en simplifiant la livraison des services hébergés. Certaines applications sont d'ailleurs accessibles via le réseau mobile 3G. On estime son taux de croissance en France à 30% par an. Selon Ipsos, en février 2011, 52% des entreprises de moins de 50 salariés utilisaient déjà des services de cloud computing, payants ou non.

  • À quelles entreprises est-il adapté ?

Le cloud permet de faire de l'achat à l'usage. Pour les petites entreprises, qui ne peuvent espérer bénéficier d'économies d'échelle, cette solution est souvent moins onéreuse que l'achat d'un logiciel. Elle les décharge de la gestion informatique et elles sont certaines d'avoir toujours les dernières mises à jour. C'est également intéressant pour les grandes entreprises, mais il faut que leurs directions des systèmes d'information se réinventent. Certaines accompagnent l'entrée de leur société dans le monde numérique, les réseaux sociaux, le e-commerce... D'autres, très axées sur la gestion des infrastructures et des applications, ont un peu plus de mal avec le modèle du cloud computing.

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