Christophe Eberlé, Fondateur du cabinet de conseil Optimind : de l'audace !

Christophe Eberlé, Fondateur du cabinet de conseil Optimind : de l'audace !
Christophe Eberlé

C'est un représentant de la nouvelle génération d'actuaires : entrepreneur, indépendant et passionné par cette profession qu'il a pourtant découverte par hasard. Fondateur du cabinet de conseil Optimind, Christophe Eberlé a une vraie vision.

Alsacien, protestant et actuaire, Christophe Eberlé avait tout pour être un taiseux. Raté ! Il est aussi expansif qu'audacieux, ce qui, à son sens, n'est pas le trait de caractère le plus répandu dans la profession : « Le risque est au coeur du métier de l'assurance. Les actuaires ont un peu trop souvent tendance à le refuser. » La principale audace de Christophe Eberlé reste d'avoir créé son entreprise à 28 ans, « parce que c'est dans mes gènes ! Mes parents, imprimeurs, m'ont transmis la passion d'entreprendre, alors que j'ai découvert l'actuariat par hasard ».

À 28 ans, il se « jette à l'eau » et crée sa société


Au milieu des années quatre-vingt-dix, alors étudiant en faculté de Sciences économiques, il a envie de s'orienter vers un cursus plus sélectif : « J'avais le choix entre l'expertise comptable et l'actuariat. » Il ne se félicitera jamais assez d'avoir réussi le concours d'entrée à l'université Louis-Pasteur pour préparer le magistère d'actuariat : « Pour un jeune, c'est une belle carrière assurée, avec moins de compétition que dans les grandes écoles pour des débouchés équivalents. » Sa carrière, Christophe Eberlé l'a débutée en 1996 chez Hénin vie (devenu La Mondiale partenaires). « Mon mémoire de fin d'études portait sur la rente universelle. Hénin vie m'a permis de créer ce produit. C'est tout le charme des petites structures ! » Trois ans plus tard, le jeune actuaire tâte de la réassurance en rejoignant Safr Partner Re. L'expérience tourne vite court : « J'étais venu pour développer des projets. J'ai eu le sentiment qu'ils mettraient des années à se concrétiser. »

Il décide donc, à 28 ans, de se jeter à l'eau et crée Optimind, cabinet de conseil alors spécialiste du développement actuariel de logiciels. Démarrage foudroyant... jusqu'au 11 septembre 2001. « Dans les mois qui ont suivi, tous les développements informatiques non essentiels ont été gelés. » Retour à la case départ : après avoir salarié une dizaine de collaborateurs, Christophe Eberlé se retrouve seul avec son associé, Marc Dupuis.

« Nous nous sommes alors repositionnés sur le marché du conseil pur, en conservant toutefois une activité d'assistance à maîtrise d'ouvrage experte. » Bingo ! Optimind affiche une croissance insolente (40 % par an depuis cinq ans) et compte 70 salariés, dont une trentaine d'actuaires. Ce qui n'a jamais empêché le chef d'entreprise de s'investir dans l'Institut des actuaires, dont il a été secrétaire général et administrateur, « parce qu'il m'a toujours semblé important d'organiser et de promouvoir la profession ».

Une forte sensibilité aux ressources humaines

Le secret ? L'indépendance - « Nous travaillons avec plus d'une vingtaine de sociétés d'assurances qui représentent à elles seules 90 % du marché » - et la fidélisation des actuaires : « Les ressources humaines, c'est une sensibilité forte que je revendique. J'ai recruté une DRH alors que nous n'étions qu'une vingtaine. On m'a pris pour un fou ! Mais j'ai la conviction que sur nos métiers d'expertise, la vraie richesse est dans le bien-être et la cohésion des équipes. »

Aujourd'hui encore, Christophe Eberlé creuse le même sillon : « Il y a six mois, nous avons réorganisé l'entreprise autour d'un projet RH. Pour répondre aux aspirations des actuaires et consultants - qui n'ont pas forcément envie d'animer des équipes -, nous leur proposons deux types de déroulement de carrière : le management ou l'expertise. » Une dizaine de practice leaders, placés au même niveau de responsabilité que les managers, sont ainsi chargés de produire des notes de synthèse ou des enquêtes sur des sujets génériques (l'épargne, la prévoyance, santé...) ou ponctuels (Solvabilité 2, par exemple). « La recherche et le développement, c'est capital pour le marché de l'assurance. Malheureusement, les grandes sociétés sont encore réticentes à l'idée de formaliser leurs travaux, de publier et d'échanger. Ce qui freine clairement la recherche. » Pour Christophe Eberlé, la frilosité n'est pas une option...

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