Édouard Bidou, directeur de l'innovation et du développement du groupe Prévoir : Le capital santé

Édouard Bidou, directeur de l'innovation et du développement du groupe Prévoir : Le capital santé
© DR

Au sein des mutuelles étudiantes hier comme dans la compagnie qui l'emploie aujourd'hui, ce médecin n'a pas cessé de développer une autre approche de la santé.

Est-ce son goût pour les montres un peu voyantes ? Un style vestimentaire légèrement décontracté qui tranche dans un univers de costumes sombres ? Ou ce visage aux traits toujours juvéniles alors que les tempes se font grisonnantes ? À moins que ce ne soit ce discret sourire qui le quitte rarement. Ou alors toutes ces explications à la fois... Mais Édouard Bidou n'est pas de ceux qui se fondent dans le décor. Il se remarque toujours dans une assistance d'assureurs. Peut-être tout simplement parce qu'il a suivi une voie différente de celle majoritairement empruntée par les dirigeants de ce secteur.

Protéger toute la personne

Édouard Bidou est médecin. Plus exactement médecin de santé publique. Un virus attrapé sur les bancs de la faculté et qui, depuis, ne l'a plus quitté. « Santé publique : connaissances et techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la vitalité et la longévité des individus par une action collective », définit le « Petit Robert ». « Trouver les meilleurs leviers afin de protéger le plus grand nombre, ce qui sous-tend une notion d'efficacité », résume celui qui va multiplier les engagements au sein du monde étudiant. « J'ai participé à un tas de trucs », lâche Édouard Bidou, qui cite, entre autres, l'Association des internes de santé publique ou encore le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser).

Ce jeune homme engagé va surtout s'impliquer très fortement au sein des mutuelles étudiantes. Président de la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne (Smerep), il travaille à la mise en place d'une consultation de prévention avec l'Union régionale des médecins libéraux (URML) d'Ile-de-France. Auditionné à l'Assemblée nationale en 1999, il explique que l'une des missions de la mutuelle est de « multiplier les opérations de prévention et d'information, afin de faire prendre conscience à l'étudiant que la santé est un capital qu'il convient de préserver et d'entretenir tout au long de la vie ».

Tout est dit, ou presque. Treize ans plus tard, l'univers a changé. Fini les mutuelles étudiantes - « le temps mutualiste est trop long » - et les différents engagements. Après un passage dans un laboratoire pharmaceutique, Édouard Bidou a rejoint, en 2007, le groupe Prévoir en tant que directeur de l'innovation et du développement, un travail de « veille » où il s'agit d'identifier « les champs de valeur de demain ». Mais la conviction est restée intacte. Toujours cette volonté de dépasser une approche purement curative. Et la compagnie familiale spécialisée en assurances de personnes, avec une « population frappée de plein fouet par les inégalités » constitue un terrain d'action idéal : « Ma préoccupation permanente, c'est le bien-vieillir en bonne santé. C'est une logique de protection totalement différente. Avec la prévoyance, j'ai découvert une palette d'outils qui permettent de protéger la personne dans sa globalité. »

De la santé au bien-être

La tâche est d'ampleur. Édouard Bidou parle de « choc culturel » : « Il faut oublier le mot prévention, qui recouvre tout et n'importe quoi. L'important est d'apporter une amélioration de la vie au quotidien. La personne victime d'un accident vasculaire cérébral a besoin de retrouver de l'autonomie, ce qui passe par des aides. » Dans le livre publié en 2007 sous le titre « Les Nouveaux Paradigmes de la santé », cet amateur de bonne chère qui « régule son poids » grâce à une pratique assidue du Vélib', souligne combien la logique actuelle du système de santé est en décalage avec les nouvelles aspirations de la population au bien-être. « Mon travail n'est pas d'engager une révolution, mais de planter les graines au bon endroit », dit-il avec modestie. Visiblement, tout ce qu'il a « planté » sur la dépendance est regardé avec intérêt par ses pairs, puisque c'est lui qui a été retenu pour représenter la Fédération française de sociétés d'assurances (FFSA) au sein du Comité de coordination des politiques de prévention de la perte d'autonomie. Chassez l'engagement, il revient au galop.

SON PARCOURS

  • Son âge 43 ans
  • Sa formation Médecin de santé publique.
  • Sa fonction Directeur de l'innovation et du développement du groupe Prévoir

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 25 septembre 2020

ÉDITION DU 25 septembre 2020 Je consulte

Emploi

Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS)

Expert Engins de chantier (H/F)

Postuler

SAS COHEN CORPORATE ASSURANCES

Commerciaux Sédentaires H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assurance des risques statutaires pour les besoins des collectivités et établisse...

CIG PETITE COURONNE

29 septembre

93 - CIG DE LA PETITE COURONNE DE L'IDF

Mission de commissariat aux comptes.

Institut Gustave Roussy

29 septembre

94 - VILLEJUIF

Souscription des contrats d'assurances pour la commune

Ville de Berson

29 septembre

33 - Berson

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Édouard Bidou, directeur de l'innovation et du développement du groupe Prévoir : Le capital santé

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié