Emilie Delpit (groupe Klesia) : une vie parisienne

Emilie Delpit (groupe Klesia) : une vie parisienne
Emilie Delpit, Directrice prévention et innovations sociales de Klesia © klesia

Emilie Delpit est directrice prévention et innovations sociales du groupe de protection sociale Klesia. Quand cette spécialiste du handicap ne développe pas son expertise des politiques sociales au sein du monde paritaire, elle chante l’opérette.

Emilie Delpit parle vite. Mais régulièrement, la voix si singulière, légèrement cassée, s’arrête, le visage se fige, et le regard se fait interrogateur sur la compréhension de l’interlocuteur. Quelques secondes de doutes avant que l’assentiment déclenche immédiatement un large sourire. Peut-être une défor­mation professionnelle pour cette spécialiste de la politique du handicap, « un sujet très tabou, synonyme de souffrance » qui exige autant de conviction que de pédagogie.

En ce mois de juillet 2002, Emilie Delpit vient tout juste d’arriver à l’élysée lorsque Jacques Chirac, nouvel occupant des lieux, érige le handicap au rang de priorité nationale. C’est justement l’un des dossiers que lui a confiés Marie-Claire Carrère-Gée, conseillère social, qui a recruté cette « petite main » de la campa­gne électorale comme chargée de mission. Coïncidence ou destin ? En tout état de cause, elle va suivre pendant dix ans toutes les étapes de la fameuse loi de 2005. à l’ambiance « monacale » de l’élysée succède « le rythme très intense » des cabinets ministériels avec un rôle bien plus actif dans l’adoption du texte au parlement et la publication des décrets. En point d’orgue, le poste de directrice de cabinet de Marie-Anne Montchamp, alors secrétaire d’état aux solidarités.

SON PARCOURS
  • Son âge : 40 ans.
  • Sa formation : Institut d’études politiques de Paris, maîtrise de droit international et européen.
  • Son poste : Directrice prévention et innovations sociales de Klesia. 
  • Un CV riche d’expériences

    Femme de convictions, mais pas militante, cette « techno », qui n’en a ni l’arrogance, ni la froideur, aime « à être dans le concret, se confronter aux obstacles ». Et cette Parisienne n’a jamais eu l’envie de rentrer en politique. « J’étais là au moment où des choses sont arrivées, je n’ai pas besoin d’être sur l’estrade. » Elle fréquente pourtant une autre scène, celle des Tréteaux lyriques, promoteur de l’opéra-bouffe à la française, une « indispensable soupape » et un vrai besoin de fréquenter d’autres itinéraires au sein d’une troupe qui recrute de 20 à 75 ans.

    « Ne jamais s’enfermer », l’expression revient à plusieurs reprises. Déjà à la sortie de Science-po, cette bonne élève a boudé l’ENA – « une crise d’ado tardive » – pour finalement passer un an dans un « think tank » à Washington. Une expérience qui l’aura notamment libérée de la question de son avenir professionnel : « Les Américains ont des parcours plus diver­sifiés ». D’ailleurs en mai 2012, Emilie Delpit n’a pas souhaité être « recasée » comme il est de tradition pour les dir-cab. « Il était temps de changer », justifie celle qui pose un regard « lucide » mais « non désabusé » sur l’action politi­que.

    Au sein du groupe de protection sociale Klesia, elle a changé d’univers mais pas de terrain d’action : la santé, dans sa définition la plus large, celle de l’OMS qui englobe le handicap. Le défi n’est pas mince « développer de nouveaux services dans un univers en plein changement » – et l’exigence réelle – « nous devons être pertinents. L’enjeu est du côté de la bonne offre ».

    Emilie Delpit parle vite mais, malgré tout, deux heures n’auront pas suffi à épuiser toutes les questions. On sera passé rapidement sur ce charmant village du Périgord, Saint-Avit Sénieur, berceau familial où elle s’est mariée l’an dernier ; on aura tout juste effleuré l’influence de cette mère pédiatre qui a vite compris l’intérêt de sa fille pour la chose publi­que et, surtout, le néophyte en art lyrique n’aura pas bien compris si émile Delpit était sopra­no ou alto. Mais cela, il aura tout loisir de le vérifier en novem­bre 2015, les Tréteaux lyriques joueront les premières représentations de « La vie parisienne » d’Offenbach dans un théâtre… qu’il reste à trouver. Avis aux proprié­taires de salles.

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