Patrice Paulet, pdg de l'AGPM : Galons mutualistes

Patrice Paulet, pdg de l'AGPM : Galons mutualistes
Yves Colas Patrice Paulet Président directeur général de l’AGPM

En trente-quatre ans d’une carrière militaire marquée par l’opérationnel et les missions dans les états-majors, Patrice Paulet s’est forgé une légitimité dans la stratégie d’entreprise.

Treillis, rangers, béret, décorations ont été échangés contre le costume impeccable de dirigeant d’une mutuelle d’assurance. De sa longue carrière militaire, alternant les postes opérationnels au sein d’unités parachutistes et les missions stratégiques dans les états-majors, Patrice Paulet n’a conservé que son grade de général de division. Celui qui a pris les comman­des en septembre 2015 de l’Association générale de la prévoyance des militaires (AGPM), la mutuelle d’assurance toulonnaise spécialisée dans la protection des militaires et des personnels de sécu­rité, s’est préparé avec minutie à endosser cette nouvelle casquette.

Cultiver l’excellence

« Depuis ma sortie de l’École de Guerre en 1997, j’avais en tête une possible reconversion dans le civil. Je n’étais pas dans une logique de poursuivre une carrière de fonctionnaire, mais de trouver un nouvel équilibre dans le monde de l’entreprise. Dès 2002, je tentais de rejoin­dre le conseil d’administration de l’AGPM. » Sans succès. La troisième tentative, en 2010, sera la bonne, alors qu’il dirige, à tout juste 50 ans, l’École nationale des sous-officiers d’active (Ensoa) de Saint-Maixent-l’École (Deux-Sèvres), un poste ­réservé par tradition aux généraux en âge de prendre leur retraite. « Il s’agissait de ma dernière affectation dans l’armée. J’avais envie de transmettre aux jeunes. Ce n’était pas un choix de carrière ou d’ambition. »

SON PARCOURS

  • Son âge 56 ans
  • Sa formation
    - École spéciale militaire de Saint-Cyr
    - École de Guerre
    - MBA au Centre de hautes études en assurances (CHEA)
  • Sa fonction PDG de l’Association générale de la prévoyance militaire (AGPM) et général de division

Aujourd’hui, les fauteuils en cuir et les conseils d’administration n’ont, certes, pas grand-chose à voir avec son passé militaire, mais il a conservé, chevillé au corps, son culte de l’excellence, hérité de ses années au 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi, en Corse, (le 2e REP), seul régiment parachutiste de la Légion étrangère encore en activité. « Pour un officier qui veut de l’opérationnel, on ne peut pas espérer mieux. C’est la pointe de tungstène des interventions », souligne-­t-il. Il y fera ses classes jusqu’à prendre, des années plus tard, le comman­dement de ce qui deviendra sa « deuxième famille ». « Pourquoi un étranger serait-il prêt à risquer sa peau pour une Nation qui n’est pas la sienne ? Par reconnaissance envers une institution qui lui accorde une deuxième chance, par esprit de cohésion et de camaraderie et par confiance en son chef. Ce n’est pas marche ou crève ». De 1986 à 2006, il sera mobilisé sur les principaux théâtres d’opérations – le Tchad, l’ex-Yougoslavie, le Kosovo, la République du Congo… – et se confronte à la perte d’hommes. « Dans notre société, la mort est une tragédie. Pour un militaire, la mort et la blessure sont inhérentes à la pratique de notre métier. Le plomb ne sélectionne pas le grade. Vous avez donc ce devoir de tirer vers l’excellence, tout en vous montrant hu­main vis-à-vis de vos ­subordonnés. »

Rassembler les troupes

Désormais loin des képis blancs, Patrice Paulet s’est fixé une nouvelle mission : pérenniser le modèle affinitaire de l’AGPM dans le paysage de la défense-sécurité. Avec en ligne de mire le prochain référencement du ministère de la Défense à horizon 2018. « Notre niche défense et sécurité n’est plus hermétique dans la perspective du référencement. Elle est exposée à une concurrence disputée. L’AGPM n’aura d’avenir que si elle accepte de regarder ailleurs. Cela ne signifie pas renier son sociétariat historique, ni son cœur de métier. » Pour y parvenir, l’AGPM a rassemblé, sous la bannière Tégo, des ­recrues de choix : le Groupement militaire de prévoyance des armées (GMPA), la Mutuelle d’assurance des armées (MAA) ou encore la ­Mutuelle épargne retraite (MER) et Préfon. En attendant le dénouement et fort de cette union, Patrice Paulet a sans doute conservé, quelque part dans sa tête, ce refrain du 2e REP : « Demain brandissant nos drapeaux, en vainqueurs nous défilerons ».

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