Raymond Leban (président des CGPC) : monsieur multiunivers

Raymond Leban (président des CGPC) : monsieur multiunivers
A. Detienne / CAPA Pictures Raymond Leban, président de l’association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC).

Ancien numéro deux du Cnam, directeur chez EDF, cet homme d’exigence est garant d’une certification de haut vol des conseils en gestion de patrimoine.

Raymond Leban se définit volontiers comme un homme « multiunivers ». En début d’année 2015, il a été élu président de l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC), en remplacement de Hervé de La Tour d’Artaise dont le mandat s’achevait. Cette association, recon­nue dans le monde de la gestion de patrimoine, « labellise » en quelque sorte les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) déjà expérimentés : ceux-ci passent un examen réputé, mais aussi très exigeant. Depuis sa création en 1998, moins de la moitié des 5 700 candidats à la certification CGPC a été certifiée. En outre, pour garder sa certification, le CGP doit suivre au moins soixante heures de formation sur deux ans.

SON PARCOURS

  • Sa formation

Diplômé de l’Ensae, docteur en mathématiques, docteur ès sciences de gestion et agrégé des facultés.

  • Sa fonction

Président de l’Association française des conseils en gestion de patrimoine certifiés (CGPC). Directeur tarifs et prix chez EDF.

Pourtant, Raymond Leban n’est pas issu du monde de la gestion de patrimoine. Après avoir été directeur de la stratégie du groupe EDF, il occupe actuellement le poste non moins stratégique de directeur tarifs et prix de la société : en clair, il négocie les tarifs de l’électricité avec les pouvoirs publics. Mais que fait ce docteur en mathématiques et gestion, statisticien, auteur du livre « Management des entreprises, principes et meilleures pratiques », manuel incontournable dans la bibliographie des étudiants en management, chevalier de la Légion d’honneur et officier des Palmes académiques, à la tête d’une association de conseillers en gestion de patrimoine ? Pour y voir plus clair, rendez-vous est pris au siège d’EDF, avenue de Wagram à Paris, un jour de canicule en juillet. « J’ai toujours eu le goût et l’habitude d’évoluer dans plusieurs univers, différents et en même temps complémentaires », explique comme pour se justifier cet homme avenant.

Garant de la qualité

La raison est donc finalement toute simple : il connaît bien l’association puisqu’il y préside le jury de l’examen depuis sa création en 1998. Claude Bensoussan, président fondateur de CGPC, l’avait alors fait venir comme garant de la qualité de cette nouvelle certification. « C’était un univers qui n’était pas normé. Il était nécessaire de rationaliser et de donner un cadre à cette profession émergente », poursuit-il. Il faut dire que les évaluations et diplômes, il connaît. Longtemps numéro deux du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) comme administrateur du pôle « économie et gestion » qui regroupe 44 000 étudiants en formation professionnelle – dont ceux de l’École nationale d’assurance (Enass) –, il a créé et dirigé l’Institut international du management de l’établissement de 1996 à 2008. « La grande idée du Cnam, créé il y a plus de deux cents ans, était, en étant toujours au fait de l’état de la connaissance et de l’innovation, de permettre à tous de se former tout au long de la vie professionnelle, par étapes », expli­que-t-il. Cette idée, il a souhaité l’appliquer à l’univers de la gestion de patrimoine. S’il n’en est pas issu, il en connaît bien les exigences et les difficultés. En particulier celles des cabinets indépendants ou « libéraux », qui représentent un tiers des certifiés. « Ils font face à une concurrence assez rude. Ils ont besoin d’aide », estime-t-il. à la tête de CGPC, Raymond Leban souhaite ainsi améliorer le service à ces petites structures pour qui passer l’examen reste contraignant. Il souhaite également élargir la certification à d’autres professions comme les experts-comptables et convaincre les compagnies d’assurance et les réseaux bancaires encore réticents. Enfin, ultime défi, accroître la notoriété de la certification CGPC encore très peu connue des épargnants.

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