Sophie Taradoire, CNP Assurances : La tête chercheuse

Sophie Taradoire, CNP Assurances : La tête chercheuse
Sophie Taradoire, responsable d’une unité en charge des contrats non réglés de CNP Assurances.

Trouver le(s) bénéficiaire(s) de contrats d’assurance vie dont les capitaux n’ont pas été versés lors du décès du souscripteur, tel est le rôle des équipes chargées des contrats non réglés. Une responsabilité qui nécessite une parfaite connaissance des règles successorales... mais aussi beaucoup de patience.

C’est une entité dans laquelle beaucoup de salariés ­aimeraient a priori travailler. « Nous annonçons des bonnes nouvelles à nos interlocuteurs », explique Sophie Taradoire, responsable d’une unité en charge des contrats non réglés de CNP Assurances. « Notre mission consiste à dénouer les contrats en déshérence. Autrement dit, à rechercher les bénéficiaires pour leur verser les capitaux qui leur reviennent », ajoute-t-elle.

Suite à une amende record de 40 M€ prononcée en 2014 par l’ACPR pour le traitement « très insuffisant » de son stock de contrats d’assurance vie en déshérence, CNP Assurances a investi fortement dans ce segment. Aujourd’hui, près de 222 salariés, répartis entre Angers (49) et Arcueil (94) travaillent à la recherche de bénéficiaires. Ils n’étaient qu’une dizaine de référents expérimentés il y a 8 ans. ­Sophie Taradoire a participé aux premiers travaux menés, en 2008, sur les contrats en déshérence chez CNP Assurances. Elle est désormais responsable de deux équipes ­basées dans le Maine-et-Loire, et pilote aussi une plateforme dédiée au traitement de ces dossiers. Un parcours que cette quadra était loin d’imaginer lorsqu’elle a été recrutée comme chargée de clientèle chez le premier assureur de personnes en 1998, avec son BTS Action ­Commerciale en poche. Attirée par l’activité décès de l’assureur, elle se réorienta lors des premières réglementations sur les contrats d’assurance vie en déshérence. « C’est un métier dans lequel la routine n’existe pas. Aucun dossier ne ressemble à un autre », explique-t-elle.

222 Le nombre de salariés qui travaillent sur les contrats d’assurance vie en déshérence, non réclamés ou non réglés, chez CNP Assurances.

En charge des contrats non réglés antérieurs à 2011, elle admet que, pour les compagnies, retrouver la trace de personnes détentrices de contrats d’assurance vie et décédées depuis plusieurs années n’est pas une mince affaire. Et cela, malgré la consultation du Répertoire national d’identification des personnes privées (RNIPP), indispensable pour s’informer du décès éventuel de leurs assurés. Sophie Taradoire tient d’ailleurs à ôter tout fantasme autour de son métier : « Nous ne sommes ni des enquêteurs ni des généalogistes ! Si nous n’avons aucune information sur un dossier, nous le transmettons directement à un enquêteur ».

Une tâche ardue et délicate

Pour autant, une fois identifiés les détenteurs des contrats, reste à retrouver leurs bénéficiaires. Et là aussi, la tâche est ardue. Sur son bureau, Sophie Taradoire nous montre un dossier volumineux, où le nombre de bénéficiaires s’élève aujourd’hui à… 38 personnes. La clause était pourtant simple, à savoir deux personnes désignées dans un contrat d’assurance vie. Seulement voilà, celles-ci sont ­décédées, et il a fallu consulter leurs dévolutions et se rapprocher ­ensuite de tous leurs héritiers. Or, certains ne sont plus en vie. « Lors­que le décès remonte à plusieurs années, il se peut que les personnes que nous contactons n’aient pas connaissance du défunt ! » s’amuse Sophie Taradoire. Malgré l’envoi de courriers de relance, voire de lettres recommandées, les équi­pes des contrats non réglés n’obtiennent pas toujours de réponse. « Pour faciliter les démar­ches administratives des bénéficiaires, CNP Assurances a choisi de leur adresser une déclaration fiscale pré­remplie », indique la responsable d’équipe. De fait, si son poste consiste à donner des directives de traitement, Sophie Taradoire n’hésite pas à contacter par téléphone des bénéficiaires de dossiers sensibles. « Parfois, nous réveillons, malgré nous, des histoires de famille compliquées », se justifie-t-elle. Reste que si au bout de dix ans, le contrat n’est pas réglé, celui-ci part à la Caisse des dépôts. Au grand dam de ceux qui pensaient pouvoir annoncer une bonne ­nouvelle à leurs ­interlocuteurs.

Responsable d’une unité en charge des contrats non réglés

  • Les missions 
    Instruire des contrats en déshérence et verser les fonds aux bénéficiaires.
  • Le profil
    Maîtrise des notions relatives à l’assurance vie, des règles successorales et d’usufruit. Des connaissances juridiques et fiscales sont recommandées.

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