Stéphane Lecomte (Ofracar) : Courtier « libéré »

Stéphane Lecomte (Ofracar) : Courtier « libéré »
David Morganti Stéphane Lecomte Directeur général du Groupe Ofracar

Depuis vingt-huit ans qu’il est à la tête d’Ofracar, cet homme a su hisser ce petit cabinet familial de courtage parmi les plus performants.

Élu à la chambre de la CCI Rouen Métropole, où il est chargé de la commission gestion des compétences, membre du bureau de la CPME Normandie et de la commission visant à aider les chefs d’entreprise, mécène de l’opéra de Rouen (il pose avec des baguettes de percussion sur la photo), Stéphane Lecomte, directeur général du groupe Ofracar, basé à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, n’est pas homme à chômer. Celui qui a repris, il y a plus de vingt-cinq ans, le cabinet de courtage de son père a su propulser l’entreprise parmi les plus grands, celle-ci se classant au 29e rang du classement de L’Argus 2017. « J’aime comparer Ofracar à une cathédrale, raconte-t-il, exalté. Un ouvrage d’art construit par des passionnés, un édifice inscrit dans la durée, depuis sa création, il y a cinquante-trois ans, infusé de valeurs, qui protège, qui rayonne, et où l’humain est au centre. Nous sommes des bâtisseurs ! »

Un coup du sort

Pour autant, pour le jeune Stéphane Lecomte, reprendre le cabinet paternel n’était pas une évidence. « Je ne voulais surtout pas faire le même métier que mon père. J’ai passé plusieurs années en short sur des fauteuils assis à côté de lui lorsque je n’étais pas à l’école. Et je me disais : ça, c’est le métier qu’il ne faut pas faire. Que des papiers, des bureaux, etc. », plaisante-t-il aujourd’hui. C’est à une tout autre voie qu’il se destinait. Lui voulait faire du commer­ce international. « J’avais envie de découvrir le monde ; voyager m’a toujours beaucoup intéressé », confie le quinquagénaire dont les études n’ont pas été au-delà d’un BTS.

En 1986, à 24 ans, il intègre quand même le cabinet familial « par la petite porte » en tant que commercial de premier niveau. Afin de le faire entrer dans la profession, son père l’envoie faire un stage de six mois chez l’assureur suisse La Bâloise « pour avoir le niveau ». « J’en garde un bon souvenir, même si tous mes collègues de l’époque sont, aujourd’hui, sortis de ce métier », commente Stéphane Lecomte, un brin nostalgique.

Tout se bouscule à la mort de son père, en 1990. Cet événement tragique le conduit à prendre la direction d’Ofracar, alors même qu’il ne se considérait pas encore prêt pour de telles fonctions.

SON PARCOURS

  • Son âge 56 ans
  • Sa formation École de commerce Idrac, à Paris
  • Sa fonction Directeur général du groupe Ofracar

Perpétuer des valeurs

Aujourd’hui, celui qui emploie 67 personnes à Rouen, Deauville, Rennes et Lyon et affiche une croissance à deux chiffres cette année, n’a pas à rougir de son parcours. « Nous avons une stratégie de multispécialistes en risques d’entreprise et sommes reconnus dans plusieurs domaines », se félicite-t-il. Il aime citer l’exemple d’Assurfroid, une filiale qu’il a créée et dont la plus-value repose sur le fait qu’elle va « très loin dans l’accompagnement des clients, avec une réelle expertise technique de la filière et des travaux permanents avec la branche professionnelle ».

Bien que l’entreprise ne soit plus entièrement familiale (il y a quatre ans, l’un de ses commerciaux, Ambroise Baron, est devenu associé de la holding Ofracar aux côtés de Stéphane et son frère Nicolas, en tant que directeur de la stratégie et du développement), cela ne l’empêche pas de posséder les mêmes valeurs qu’au début : le travail en commun, l’éthique et la haute exigence. Stéphane Lecomte a également entrepris de transformer le cabinet. L’un de ses grands chantiers, lancé il y a maintenant deux ans ? Faire d’Ofracar une « entreprise libérée ». Objectif ? Redonner plus d’initiative et de liberté aux collaborateurs. « On ne peut pas développer une entreprise de manière durable et satisfaisante si elle ne respire pas, si l’humain n’est pas au centre », argumente ce patron qui se targue d’être « un petit chez les grands, mais un grand chez les petits ».

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