Assurance scolaire : la ruée sur les petits écoliers

Assurance scolaire : la ruée sur les petits écoliers
monkeybusiness / Getty Images / iStockphoto

Pure players, banques, distributeurs : de nouveaux entrants bousculent le marché de l’assurance scolaire. Face à leurs offres agressives, les assureurs traditionnels font valoir la qualité de leurs garanties.

C’est la rentrée scolaire. Et, pour l’assurance scolai­re comme pour les fournitures, les offres promotionnelles font rage. La couverture n’est pas obligatoire pour le temps passé en classe, mais elle l’est pour les activités facultatives comme la cantine et les sorties extrascolaires. Avec 13 millions d’élèves à assurer, et près de 200 M€ de primes par an, les ­assureurs ont, en effet, compris le potentiel de ce marché de niche. Créée en 1932 par un instituteur agenais, soutenue par l’Éducation nationale et l’une des principales fédérations de parents d’élèves la FCPE, la MAE est le leader historique de ce marché. Si elle reste numéro 1, avec 8 millions de bénéficiaires et un chiffre d’affaires de 58 M€, la mutuelle n’a toutefois plus le monopole de son produit fétiche.

Maaf, MMA, Groupama, Aviva… les assureurs traditionnels ont tous développé leur offre, actuellement valorisée sur la page ­d’accueil de leur site Internet. La Matmut, qui a lancé son premier contrat d’assurance scolaire en 2012, revendique aujourd’hui 110 000 clients. « Pour nous, il s’agit d’un contrat de fidélisation et de complément. Nous souhaitons protéger l’ensemble de la famil­le, en évitant autant que faire se peut les doublons », explique Dominique Filsjean, directeur groupe au sein de la DGA production de la Matmut.

Combattre les idées reçues

La responsabilité civile des parents, incluse dans leur contrat multirisque habitation, couvre, déjà, leurs enfants pour les dommages causés aux tiers, mais pas pour les dommages corporels qu’ils pourraient subir. Selon un sondage Odoxa réalisé en juin 2016 par l’insurtech Fluo, qui propose aux assurés une application pour « traquer les doublons » d’assurance, 42 % des parents pensent que leur RC est suffisante. Une idée reçue que les assureurs combattent pour pouvoir développer ce marché. « Les assurés ne pensent pas à la protection individuelle corporelle. Nous avons donc créé un contrat dédié qui l’inclut et couvre éga­lement les enfants lors des trajets domicile-école et les dommages aux biens comme le cartable et les effets personnels », explique ­Dominique Filsjean. Pour les assurés disposant déjà d’une MRH, la garantie responsabilité civile est ainsi moins tarifée.

Mieux informés, les parents sont aussi plus sollicités par une ­kyrielle de nouveaux entrants aux offres commerciales plus agressives. Pure players en ligne, banques, même les distributeurs s’y sont mis : Carrefour Banque propose une « offre de rentrée » à 7,50 € vendue par sa ­société de courtage Carma, la banque de Casino commercialise un contrat à 9,90 € (dont le risque est porté par l’Américain Chubb). « Nous n’avons pas grand-chose à craindre de ces nouveaux entrants », réplique Philippe Bénet, président national de la MAE. « Les pure players n’ont pas spécialement innové au niveau des garanties », se défend également Dominique Filsjean.

Faire évoluer les garanties

Face à cette concurrence nouvelle, les mutualistes font tout de même valoir l’étendue et la qualité de leurs garanties et répon­dent aux demandes nouvelles des parents. « Depuis trois ou quatre ans, nous avons été interpellés par nos assurés sur des problèmes de harcèlement ou de cyber-­har­cèlement à l’école et nous avons donc adapté nos garanties », précise Philippe Bénet. La Matmut met aussi l’accent depuis 2012 sur le risque de racket et assure, en conséquence, le vol et la dégradation des effets personnels tout en fournissant une assistance psycho­logique à l’enfant victime. Sur le marché de l’assurance scolaire, comme ­ailleurs, l’heure semble donc à la segmentation entre offres low cost et premium.

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