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Projet de loi consommation : le taux de résiliation pourrait atteindre 25% en auto (Actuaris)

Projet de loi consommation : le taux de résiliation pourrait atteindre 25% en auto (Actuaris)
© Pascal Guittet Stéphane Chappellier, associé responsable du pôle IARD d'Actuaris.

Selon un sondage conduit par Actuaris, la résiliation infra-annuelle, mesure phare du projet de loi consommation de Benoît Hamon, pourrait avoir un impact moyen de 5 à 10 points sur le taux de résiliation des contrats d'assurance.

 

La résiliation infra-annuelle, l’une des dispositions phare du projet de loi consommation porté par Benoît Hamon, pourrait avoir un impact moyen de 5 à 10 points sur le taux de résiliation des contrats d’assurance. Cette première estimation provient d’un sondage réalisé par le cabinet d’actuariat-conseil Actuaris auprès d’un panel représentant près de 40% du marché de l’IARD en France.

Des assurés plus volatils

En automobile, le taux de résiliation annuel pourrait s’établir en moyenne entre 20 et 25%, contre 16% actuellement. La mesure aura « un impact important sur la durée de rétention moyenne d’un profil en portefeuille », prédit Stéphane Chappellier, associé responsable du pôle IARD d’Actuaris. Et de préciser la sensibilité du calcul : « Le passage de 16 à 20% du taux de résiliation réduira cette durée mécaniquement d’un an ou de deux ans en passant à 25%. » En revanche, en multirisque habitation (MRH), l’impact sur le taux de résiliation est plus difficile à quantifier « dans la mesure où l’on ne sait pas si le tarif d’équilibre sur ce segment de marché est atteint », ajoute Stéphane Chappellier.

IMPACT TARIFAIRE EN DEUX TEMPS

Dans ce contexte, pour préserver leur rentabilité et leurs parts de marché, neuf assureurs sondés sur dix jugent nécessaires d’avoir recours à une segmentation plus fine (individualisation du tarif au détriment de la mutualisation). Autre constat : pour 70% de l’échantillon, le positionnement tarifaire devrait constituer la réponse à ce changement de modèle économique. Selon le responsable du pôle IARD d’Actuaris, « l’évolution tarifaire suivra deux logiques : à court terme, les assurés constateront une baisse contrastée des tarifs du fait d’une segmentation forte ; à long terme, en revanche, les prix devraient progresser en raison de la hausse des coûts d’acquisitions. »

Positionnements tarifaires plus sophistiqués

A la différence des pays anglo-saxons où les taux de résiliation frôlent les 60%, le modèle économique français se caractérise par la faiblesse relative du turnover et l’absence de mouvements d’ampleur des portefeuilles. Telle qu'adoptée à l'Assemblée nationale, le 3 juillet dernier, la future loi consommation pourrait bien remettre en cause ce business model en incitant les acteurs du marché à prendre des mesures de positionnements tarifaires plus sophistiquées : niveau de fidélité, individualisation des primes, adaptation aux offres concurrentes. Des techniques déjà à l’œuvre outre-Manche.

Problème : à peine un quart des assureurs du panel Actuaris déclare disposer de modèles prêts pour mener à bien ces chantiers. « Le retard exprimé au niveau de la pratique des techniques de positionnement tarifaire est très proche de celui constaté il y a 5 ans », conclut Stéphane Chappellier.

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