Internet des objets : ce qu'il va changer

Internet des objets : ce qu'il va changer

Selon le cabinet Oliver Wyman, c’est l’IOT (Internet des objets) qui créera la vraie rupture dans l’assurance et bouleversera le modèle économique des assureurs.

Dans le secteur de l’assurance, la disruption viendra de l’Internet des objets (Iot, pour Internet of things). C’est du moins la conviction de David Giblas, en charge de l’assurance pour le cabinet de conseil en stratégie Oliver Wyman, et coauteur d’une étude sur le sujet. Télématique automobile, thermostats intérieurs et autres bracelets fitness n’ont donc rien de gadgets frivoles. Dès octobre 2015, Axa France proposera, par exemple, des services de prévention et d’assistance reposant sur des objets connectés dans ses contrats d’assurance habitation. L’Iot, c’est bien parti ! Les assureurs sont, en effet, parmi les premiers concernés, leur industrie reposant sur l’analyse des risques via la collecte de données. Data qui, en devenant ainsi dynamiques et immédiates (on parle de « données chaudes »), révolutionneront la distribution de l’assurance, la sélection et surtout la tarification des risques.

Mon assureur, ce héros

à l’heure où tous les organismes d’assurance s’échinent à nouer un vrai contact avec leurs clients, l’IOT leur permettrait d’évoluer de gestionnaires de sinistres au statut d’organismes protecteurs. Outils de prévention, de coaching, de monitoring, de conseil ou encore de maintenance prédictive, les objets connectés créent de la valeur en continue. L’expérience client – tous les quatre ans en moyenne, en cas de sinistre – devient interactive. « C’est un changement fondamental de posi­tionnement », souligne David Giblas qui y voit à la fois une nouvelle source de revenus et une réduction de la sinistralité.

Risques d’anti-sélection

Reste que trop de données chaudes pourraient tuer la mutualisation. « L’Iot ouvre la voie à une nano, voire pico-segmentation de la clientèle pouvant facilement aller jusqu’à l’anti-sélection. Les pouvoirs publics devront donc cadrer ces nouveaux modèles pour éviter la non-assurabilité d’une partie de la population », confie le consultant qui mise plutôt sur une « démoyennisation » des tarifs.

Côté distribution, le cabinet Oliver Wyman envisage un scénario « bipolaire ». Soit l’assureur sera relégué au rang de porteur de risques, dans un modèle de type « insurance inside ». Ses produits seront alors distribués par d’autres acteurs tels les constructeurs automobiles ou les fournisseurs d’énergie, faisant respectivement payer à l’utilisateur une assurance auto ou habitation connectée. « Cette désintermédiation génèrera de la pression sur les marges et obligera les assureurs à opérer à l’international », glisse David Giblas.

Soit les assureurs, devenus spécialistes de la protection, conserveront la relation client, à condition toutefois d’offrir un bouquet de services couvrant l’ensemble des besoins, de la prévention à l’assistance via des partenaires ou l’extension de leur propre chaîne de valeur. Dans tous les cas de figu­re, l’objet connecté créera un nouvel écosystème économique multisectoriel. GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple), opérateurs de télécommunications (Orange…), bigtech (IBM…) et fabricants d’IOT (Tom Tom, Nest…) devront coopérer. « Il y aura un phénomène de démodularisation de l’offre », estime David Giblas… Personne, aujourd’hui, ne semble toutefois savoir quand l’assuré payera comme il vit.

EN 2020...

  • 50 milliards

Le nombre d’objets connectés (15 milliards en 2014).
Source : Cisco

  • 0,30 €

Le prix d’un capteur (0,50 € en 2014).
Source : O. Wyman

  • 20%

La baisse envisagée, avec l’IO T, de la sinistralité et des primes.
Source : O. Wyman

Les objets connectés sont les ferments de l’innovation. Il faut inventer les usages qui en découleront. Mais dès qu’on touche au contexte d’usage, on touche à l’assurance elle-même... On la transforme.

Laurent Deganis, associé chez Kurt Salmon

L’exploitation des objets connectés, à des fins d’assurance, est complexe car ces objets ont un coût non marginal qui renchérit les cotisations, notamment en collectif. Et leur diffusion dépend des spécificités socio-cultuelles et juridiques des pays.

Marc Nabeth, senior manager de Colombus Consulting

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