Entre risques technologiques et choix de société

Entre risques technologiques et choix  de société
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Avec l’essor des nouvelles technologies, de nouveaux risques apparaissent. Les assureurs doivent s’adapter à ces évolutions en proposant de nouvelles offres assurantielles.

Depuis toujours, les besoins en assurance suivent l’évolution de la société. Dès la plus haute Antiquité, avant même le « prêt à la grosse aventure (1) » qui fonde l’assurance moderne, l’équivalent en termes de mécanismes existait, par exemple en Mésopotamie, où s’effectuait, entre commerçants, une répartition des coûts engendrés par les vols et autres pillages des caravanes dont ils finançaient les expéditions.

Dans tous les cas, quelle que soit l’époque, le besoin d’une assurance fait écho à la notion de risque, c’est-à-dire l’exposition à un danger poten­tiel – événement forcément aléatoire pour être assurable – inhérent à une situation ou une activité et dont une personne devrait, le cas échéant, ­supporter des conséquences financières, plus ou moins importantes.

L’assurance, reflet des évolutions sociétales

De fait, le développement de l’assurance a toujours été lié aux transformations économiques et sociales, aux inventions et aux nouvelles technologies de chaque époque considérée. L’époque actuelle et le futur n’échappent pas à cette dynamique.

Ainsi, sur le marché de l’assurance traditionnelle, si la route est encore longue pour prédire, aujourd’hui, la fin de l’assurance automobile, du moins telle que nous la connaissons aujourd’hui, des réflexions sont déjà en cours afin de voir comment elle devrait évoluer, notamment sur la question de la responsabilité, afin de déterminer sur quel protagoniste elle reposera : le conducteur, le constructeur, le concepteur ou enco­re la voiture elle-même (qu’elle soit automatisée, connectée ou autonome). À l’erreur humaine, cause de la majeure partie des sinistres aujourd’hui, se substitueront probablement des débats autour des erreurs de programmation, de conception, d’anticipation… À l’extrême, pourquoi ne pas imaginer en 2050 la présomption d’une erreur humaine.

De même, devenant de plus en plus collaborative, la société pousse à l’usage des biens plutôt qu’à leur possession, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’assurance des risques en découlant. Et c’est là, en termes de services complémentaires, où l’assureur pourra probablement gagner en différenciation par rapport à des concurrents. En 2025/2030, un assuré – de la génération Y ou Z aujourd’hui – sera intéressé par un produit d’assurance qui lui permettra d’aller d’un point A au point B, quel que soit le moyen de locomotion choisi et qui serait détruit, en panne, volé…

De même, les nouvelles technologies entraînent désormais à ce que l’essentiel des données d’un individu – pour certaines sensibles ou très intimes, pour d’autres confidentielles – soient concentrées dans son mobile plutôt qu’à son domicile. De fait, la fraude à l’usurpation d’identité ou encore le risque cyber sont devenus de nouveaux risques impor­tants et donc assurables. Le vol de données est en train de devenir le risque majeur. Là encore, l’assureur peut – comme d’autres acteurs – jouer un rôle crucial dans l’éducation à la sécurité, dans la fourniture de solutions de cryptage, bref dans l’apport d’une valeur ajoutée percep­tible directement par l’assuré, avant même la survenance du sinistre.

Les objets connectés peuvent constituer un très bon exemple, ils commen­­cent à envahir notre quotidien et vont certainement concentrer les problèmes : le risque matériel de destruction, mais également le risque de vol des données personnelles, leur détournement, voire leur modification par un tiers non autorisé. Imaginons les conséquences d’une cyber­attaque, équivalente à celle du 12 mai dernier, qui viserait non plus les ­hôpitaux ou des grandes entreprises, mais directement des dispositifs ­médicaux, implan­tés ou non…

Blockchain, atout ou risque ?

La technologie blockchain peut être aussi bien un risque qu’une opportunité pour l’assureur. Dans le premier cas, elle pourrait permettre très facilement à de nouveaux entrants de faire une analyse et de tarifer chaque risque, chasse gardée jusqu’alors des actuaires qui commen­cent à se voir concurrencer par des data scientists. Par ce biais, la chaîne de valeurs pourrait se partager au bénéfice de ceux qui disposeraient des masses de données et des assureurs contraints de respecter une réglementation stricte notam­ment en termes de solvabilité.

À l’inverse, la technologie blockchain devrait faciliter le travail des assureurs et intermédiaires d’assurance, notamment dans leur démar­che de conformité réglementaire. Les progrès constants dans le domai­ne de l’intelligence artificielle permettent d’ores et déjà de rivaliser avec l’intelligence humaine (victoire de la machine AlphaGo sur le champion du monde de jeu de Go). Le Crédit suisse annonce l’arrivée prochaine d’un « conseiller robot », capa­ble de mener un certain nombre d’opérations en place des employés. Appliquée au secteur de l’assurance, la blockchain pourrait permettre d’identifier plus facilement le client et de connaître ses besoins, presque sans avoir à le questionner !

Parmi les risques, encore inconnus du grand public, mais sur lesquels planchent déjà assureurs et réassureurs, les éruptions solaires sont en bonne place. En 1859, la dernière éruption d’ampleur (connue sous le vocable d’événement de Carrington) n’avait eu d’effet négatif que sur le télégraphe ! Désormais, les effets dévastateurs d’un tel orage ­magnétique sur tous les biens comportant des circuits électriques ou électroniques seraient sans commune mesure. Tout aussi invisibles, mais pas moins dangereuses semble-t-il, les ondes électromagnétiques – propagées par les téléphones mobiles, les antennes relais ou encore les objets connectés – qui nous entourent en permanence pour nous permettre de rester hyperconnectés, sont un risque ­sanitaire à assurer.

L’adaptation comme ADN

Les mutations technologiques, les ruptures ou encore les évolutions sociétales ont toujours créé des besoins nouveaux. La bonne nouvelle est que les compagnies d’assurance ont systématiquement su s’adapter aux modifications de la masse assurable, de leur environnement, pour proposer des solutions à ces besoins évolutifs. Dans une époque où l’ubérisation perturbe tous les secteurs économiques, il faudra se méfier des nouveaux entrants qui auront, par la qualité et le volume des données dont ils disposeront, une très grande facilité à identifier et choisir « leurs » risques. Il ne faut pas oublier, en effet, que l’assurance ne se résume pas au paiement d’une prime annuelle, mais comporte le volet essentiel de la gestion du sinistre qui survient.

De plus, seuls les assureurs sauront respecter le principe de mutualisation qui permettra toujours à des clients qui auront des profils de risque plus lourds, de toujours trouver une réponse adaptée. À l’assurance comportementale, presque toujours individualisée ou à tout le moins hypersegmentée, sera opposée l’assurance classique, mutualisée. Un vrai choix de société…

(1) Prêt consenti aux marchands pour financer leur expédition maritime. Le remboursement s'effectuait par une participation aux bénéfices : en cas de naufrage, rien n'était prévu.

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