Brexit : ce qui va changer pour les assureurs

Brexit : ce qui va changer pour les assureurs

Pour les assureurs britanniques opérant en Europe et en France, l’après-Brexit ne devrait pas bouleverser la conduite de l’activité. Des questions de régulation se posent néanmoins.

Depuis l’annonce du retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne, les conjectures vont bon train sur l’après-Brexit. Qu’adviendra-t-il des compagnies d’assurance britanniques ou américaines implantées à Londres et opérant sur le continent européen ?

Un certain nombre d’entre elles ont choisi de relocaliser leur siège en Europe continentale : QBE et le Lloyd’s iront à Bruxelles, AIG, Hiscox et Liberty Specialty Markets au Luxembourg, Beazley à Dublin et Chubb à Paris.

Ces assureurs ne seront donc plus régulés par l’autorité britannique mais par l’autorité de supervision de chacun de ces pays membres de l’UE. Ils seront soumis, à ce titre, à la réglementation européenne. Ils pourront opérer sur le continent via leurs filiales ou succursales ou en ayant recours au passeport européen, la Libre Prestation de Services (LPS).

quelques divergences réglementaires

Pour des assureurs britanniques conservant leur maison-mère à Londres, comme Aviva, la donne ne devrait pas beaucoup changer non plus. En sortant de l’UE, la compagnie devrait perdre la possibilité d’utiliser le passeport européen, mais, selon nos informations, elle l’utilisait peu. En effet, Aviva opère plutôt via des filiales établies sur le continent, à l’image de Aviva France qui est une société anonyme de droit français. « L’après-Brexit ne sera pas un problème sur le plan assurantiel. La transition sera, elle, beaucoup plus difficile car nos certitudes sont balayées de jour en jour », commente un expert, invité des troisièmes rencontres publiques du Conseil d’Orientation et de Réflexion sur l’Assurance (CORA).

Seules se poseront des questions de régulation. « Il devrait y avoir quelques divergences réglementaires entre la vision anglo-saxonne et la vision européenne. L’autorité de régulation britannique (PRA) avait appris à travailler avec l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), mais bientôt il faudra repartir de zéro ! », observe un assureur. Selon nos informations, les assureurs comme Aviva devront, en effet, opter pour un superviseur leader qui régulera toutes leurs activités en Europe continentale. Ce dernier aura comme interlocuteur le régulateur britannique. Il faudra donc établir un dialogue sur le plan prudentiel et réglementaire.

Des discussions facilitées à 27

Pour d’autres, le retrait des Britanniques des discussions européennes est une bonne nouvelle. « Le Royaume-Uni, en tant que premier marché de l’assurance européenne, a beaucoup pesé dans l’adoption des réglementations, mettant notamment l’accent sur la protection des clients. Depuis leur retrait, les choses sont plus simples. Insurance Europe a réussi à adopter une position commune sur le PEPP (le produit de pension pan européen) alors que l’on n’y parvenait pas depuis 10 ans ! », raconte un assureur français.

« Le PEPP est un non-sens. Ce n’est pas aux autorités politiques de créer des nouveaux produits ! », s’exclame un expert. « Si Axa ou Allianz avaient eu les conditions pour créer des produits d’assurance européens, ils l’auraient fait depuis longtemps ! Mais les inconvénients l’emportent sur les avantages », ajoute-t-il. Dans l’Europe post-Brexit, subsistera un défi : la fragmentation du marché de l’assurance européen. Un marché à 27 qui est loin d’être unifié.

Emploi

PARANGON INVESTISSEMENT

Conseiller Commercial H/F

Postuler

KAPIA RGI

ANALYSTES FONCTIONNELS en Assurance Vie et /ou IARD

Postuler

KAPIA RGI

CHEFS DE PROJETS Vie et/ou IARD H/F

Postuler
Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assurance statutaire des agents communaux

Ville de St-Laurent de la Salanque

16 novembre

66 - St Laurent de la Salanque

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Brexit : ce qui va changer pour les assureurs

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié