La transformation, c’est maintenant

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En 2035, 30 % des véhicules produits dans le monde seront partiellement ou totalement autonomes, selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Oliver Wyman. Mais déjà, la mobilité routière a commencé sa métamorphose : la majorité des voitures qui sortent des usines des constructeurs sont équipées de systèmes d’aide à la conduite qui ont pour vocation de diminuer le risque d’accidents de la circulation. Bien entendu, cette amélioration programmée de la sécurité routière aura – ou a déjà – un impact sur le volume de la sinistralité en assurance auto. Le doute n’est d’ailleurs plus vraiment de mise lorsque un grand assureur généraliste, comme Allianz, mi-novembre 2016, annonce qu’« afin d’anticiper et d’encourager l’essor de ces évolutions technologiques, Allianz France est le premier assureur à proposer en agence, par téléphone ou sur Internet et mobile, depuis juillet 2016, aux propriétaires de voitures semi-autonomes, jusqu’à 25 % de réduction de leur prime d’assurance ». Réduction des primes en auto en perspective donc, et cela même si le coût des réparations engendré par le déploiement technologique est croissant. L’effet de la diminution de la masse à indemniser est une réalité mesurable. Or, les enjeux financiers sont colossaux. En effet, selon les derniers chiffres actualisés, le coût de l’indemnisation des dommages matériels s’élève à 11 Md€ et celui de l’indemnisation des dommages corporels à 7 Md€. Reste à réinventer le régime juridique de responsabilité et son assurance qui s’appliqueront lorsque le véhicule autonome sera accidenté. Pour les personnes dans l’habitacle, pas de doute, ils seront indemnisés, on ne reniera pas la loi Badinter, et plus que jamais l’obsolescence de la distinction du conducteur et des passagers est programmée. Ensuite, bien entendu, on cherchera le responsable sur qui la charge financière doit reposer in fine. Raison pour laquelle, Lionel Namin, dans son édito aborde la notion d’assurance de dommages-automobile, la « DA » (voir p. 3). Alors anticiper, se positionner sur ces thématiques est une évidence pour les marchés concernés : constructeurs, équipementiers, assureurs. Du côté des pouvoirs publics, ils devront s’occuper de l’état des routes (voir ci-après l’article de Lionel Ray) mais surtout accélérer : on attend toujours le décret sur l’expérimentation du véhicule autonome en France alors que l’administration des USA donne déjà ses directives aux constructeurs en matière de sécurité…

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