Le nouveau commerce des données techniques

Dans cette nouvelle ère de la donnée, il n'y a pas un mois sans qu'une annonce soit faite sur le sujet dans le secteur de l'assurance. Dans ce contexte, le gouvernement a offert en la matière de nouvelles opportunités, entre autres, aux assureurs automobiles, en présentant un amendement, le 21 octobre dernier, sur la réutilisation des données techniques du système d'immatriculation des véhicules (SIV). De quoi s'agit-il ? La loi autorisera bientôt des tiers, munis d'un agrément préalable et contrôlé par les services du ministère de l'Intérieur, à recevoir communication des données du SIV « à des fins de sécurisation des activités économiques qui nécessitent une utilisation de caractéristiques techniques des véhicules fiables, sans communication des nom, prénom et adresse des personnes concernées ».

Le code de la route prévoit déjà la possibilité de communiquer les données nominatives issues des certificats d'immatriculation, mais pour deux finalités bien précises : statistiques, enquêtes et prospections commerciales. La nouveauté concerne une finalité, dite technique, raison pour laquelle les données personnelles en sont exclues, qui a pour objet d'optimiser les process métiers autour de l'automobile : assurance, réparation et expertise. Car concrètement, par le biais de cette évolution textuelle, les professionnels intéressés, moyennant rémunération, pourront récupérer toutes les données d'un véhicule qui ne sont pas mentionnées, faute de place, sur les certificats d'immatriculation. Forcément, cela aura des incidences positives sur les activités des assureurs qui, par cet accès à ces informations techniques grâce au seul numéro d'immatriculation, connaîtront précisément la variante du véhicule et ses caractéristiques, en particulier lorsqu'ils établissent des devis. La souscription des contrats d'assurance par internet s'en trouvera facilitée.

De la même façon, les experts et les réparateurs pourront déterminer avec certitude les pièces de rechange nécessaires à la réparation des véhicules endommagés. Ce qui représente à coup sûr un gain de temps et d'argent. Et si, au final, cet amendement devait servir à illustrer le fait que la valorisation du Big Data n'est pas réservée aux seules données clients, il n'y avait qu'un pas à franchir ? L'État l'a fait en décidant de mettre à disposition ces données techniques contre la perception d'une redevance. Certes a priori mesurée, puisqu'elle est estimée à 300 000 E par an seulement sur trois ans, contre les 3,9 millions d'euros récoltés en 2013 au titre de la réutilisation des données dans un but commercial.

Les professionnels, moyennant rémunération, pourront récupérer toutes les données techniques d'un véhicule qui ne sont pas mentionnées, faute de place, sur les certificats d'immatriculation.

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