[DOSSIER] Révolution de la data : les métiers de la donnée 2/7

Comment l'intelligence artificielle va bouleverser le monde du travail dans l'assurance

Comment l'intelligence artificielle va bouleverser le monde du travail dans l'assurance

Quels seront les nouveaux besoins en compétences d’ici à 2030 ? Quels métiers vont disparaître ? Réponses dans le rapport The future of workplace de McKinsey.

« Dans les quinze prochaines années, nous allons assister à une nouvelle révolution du travail qui va bouleverser les emplois et les compétences de façon inédite », déclare Éric Hazan, directeur associé senior chez McKinsey. Et contrairement aux révolutions agricole, industrielle et électrique, « c’est la première fois que nous avons du recul sur un tel phénomène : nous pouvons donc l’étudier et l’anticiper », avance l’expert des problématiques des mutations du travail sous l’effet de la technologie et du digital.

1. Les besoins en compétences tech explosent

Pour encore mieux comprendre et anticiper ces mutations, McKinsey a mené une étude baptisée « The future of workplace », dévoilée fin mai 2018. Le cabinet de conseil a passé au crible 800 activités et 2 000 tâches pour mettre en lumière vingt-cinq compétences et le nombre d’heures de travail qu’elles représentent. Résultat : l’automatisation et l’intelligence artificielle vont accélérer la transformation des besoins en compétences. Oui, mais dans quelle mesure ? Logiquement, les besoins en compétences technologiques explosent. « Ils grimpent de 75 % », précise Éric Hazan. Les besoins en compétences avancées en informatique et en programmation devraient ainsi augmenter de 90 % entre 2016 et 2030, selon le rapport. À l’inverse, les besoins en compétences dites de base ou physiques et manuelles sont en déclin. Tous les secteurs ayant recours à ce type seront touchés.

2. La naissance des cols neufs

Mais cela ne signifie pas pour autant que les compétences humaines vont disparaître. « La demande de compétences sociales et émotionnelles sera en hausse. Ce changement est lié à l’accroissement de la demande de compétences technologiques, qui va changer l’organisation des entreprises . Ainsi, on aura encore plus besoin de ces compétences conceptuelles et interpersonnelles pour comprendre la technologie et la mettre au service de l’humain. Ce sera un facteur facilitateur de cette transition », avance Éric Hazan. Finis les cols bleus et les cols blancs, le rapport met en avant l’émergence des cols neufs. « On va voir naître de nouveaux emplois, des jobs de classe moyenne qui vont combiner des compétences basiques à des compétences technologiques, explique le directeur associé de McKinsey. Quelque 93 % des travailleurs, c’est-à-dire la quasi-totalité, verront leur emploi évoluer et devront se former. Mais pour 60 % d’entre eux, de 30 à 40 % de leur activité sera fondamentalement, transformée, d’où un fort besoin de requalification. »

3. Les systèmes d’éducation et de formation à changer maintenant

Sans se montrer alarmiste, Éric Hazan prévient : « Si l’on n’engage pas dès maintenant des efforts majeurs et concertés en termes de formation, on risque demain de voir apparaître, voire se creuser, un décalage massif entre la demande et l’offre de compétences. (…) En résulterait une guerre des talents, avec un phénomène de bifurcation entre les entreprises ayant le mieux anticipé la transition, qui bénéficieraient d’un avantage compétitif majeur, et les autres, dont la performance sera mise à mal. Or, paradoxalement, à l’ère du digital, le capital humain est la clé de la compétitivité. C’est aussi vrai à l’échelle des pays. »

Le constat étant dressé, comment se préparer face à un tel boulever­sement dans le monde du travail ? « Les systèmes éducatif et de formation doivent évoluer pour s’adapter aux nouvelles compétences. C’est un enjeu d’intérêt général, car cela évolue vite. Il faut une union sacrée entre l’économie et la politique pour changer la formation et l’éducation », insiste l’expert. Quid du côté des entreprises ? « Les constats sont aisés, mais la mise en œuvre est délicate », exprime Éric Hazan. Selon lui, cette transformation doit s’opérer en trois étapes : « Quantifier les besoins au sein de l’entreprise, planifier la formation ou la requalification des équipes et des compétences sur les quinze prochaines années et les mettre en œuvre. » Et de citer deux exemples de grands acteurs du numérique : Google qui forme 18 000 ingénieurs tous les deux ans, soit le tiers de sa population d’ingénieurs ; et AT & T qui a relevé le défi de former 280 000 personnes. Conclusion : organisez-vous dès maintenant !

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