BRUNE LITTAYEUne avocate chez les courtiers

Elle est la nouvelle déléguée générale de la Chambre syndicale des courtiers d'assurances. Avocate, elle plaide pour une union dynamique.

D'un tempérament enthousiaste, gaie et naturelle, Brune Littaye est un bol d'air frais dans l'univers confiné du courtage français. Pas de pauses alanguies devant l'objectif de l'appareil photo, pas de séance de maquillage d'une heure avant la prise : les notions d'image et d'artifices lui sont étrangères. Elle s'en moque, s'en amuse, discute tellement pendant la séance photo que le photographe finit par lui demander de faire une pause !

L'étrangère sera la meilleure messagère

Bombardée, du jour au lendemain, déléguée générale de la toute jeune Chambre syndicale des courtiers d'assurance (CSCA), fonction qu'elle occupe officiellement depuis le 3 janvier 2007 aux côtés de Michel Lesage, elle en incarne à merveille les ambitions : neutralité, dynamisme, novation. « Brune Littaye était la candidate idéale. Elle n'est ni de la FCA ni du Sfac, ce qui évite les querelles de chapelles. Et, n'étant pas issue du sérail, elle apporte un point de vue neuf sur notre activité », analyse Robert Leblanc, coprésident de la CSCA avec Monique Leclerc.

Avocate, cette fille de militaire voit dans ce virage à 360 degrés une certaine cohérence. « Le métier de courtier ressemble à bien des égards à celui d'avocat : il faut défendre son client, plaider sa cause... Et les concepts intellectuels sont identiques : indépendance, dignité, humanité, conscience et probité. »

Après sa maîtrise de droit à Assas et son serment d'avocate en 1989, Brune Littaye travaille dans un cabinet spécialisé dans le droit des assurances incendies, construction et risques divers. Deux ans plus tard, elle intègre un cabinet spécialisé en droit du travail et droit pénal. Elle découvre alors la cour d'assises, un lieu « passionnant, mais très angoissant, car c'est le moment où l'on peut changer le cours d'une existence ».

Sa rencontre avec le courtage, elle la doit à ses relations personnelles. En particulier Philippe Duflot, de la CSCA, qui la convainc de tenter sa chance, à un moment où elle se sent en panne d'inspiration dans sa vie professionnelle. « Je souhaitais évoluer, changer de cap ou travailler autrement », explique-t-elle.

Pour bien plaider, il faut bien écouter

Résultat : la voici immergée dans un monde inconnu, celui du courtage, jusqu'ici peu enclin à de telles révolutions. Avec son faux air de Mary Poppins, elle tire son chapeau à Monique Leclerc et à Robert Leblanc pour avoir réussi là où, pendant des années, rien ne semblait possible. « Je veux que tous les courtiers soient entendus, qu'on établisse un travail de collaboration en acceptant les différences. L'Union du courtage modifie les perspectives, les relations avec les partenaires. Je vais bénéficier de ces opportunités, rendues possibles par Monique Leclerc et Robert Leblanc. »

Extrêmement motivée et consciente de la nécessité d'alimenter et de faire vivre l'Union, elle parcourt depuis des mois les régions au gré des assemblées générales, afin de faire remonter les sentiments des uns et des autres. « Je veux être une courroie de transmission entre le terrain et les instances dirigeantes. Il n'y a que comme cela que la Chambre gagnera en légitimité », conclut-elle.

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