CHRISTIANE DELACOUXLe bras droit bien armé de son agent de mari

Cette battante s'est engagée pour faire reconnaître le statut de conjoint collaborateur. Une implication bientôt récompensée par un prix national.

Rien ne prédestinait Christiane Delacoux à exercer le métier d'assureur ni à venir s'établir dans le Sud. Rémoise d'origine, elle est attirée dès le lycée par les disciplines scientifiques. Mais, contrairement à la volonté de ses parents qui souhaitent la voir suivre de longues études, elle opte pour la pratique. « Mon bac technique en poche, je me suis engagée comme technicienne de laboratoire et j'ai reçu une formation sur le tas », explique-t-elle.

À engagement égal, formation égale

Titularisée et bénéficiant du statut de fonctionnaire, elle travaille durant plusieurs années dans ce laboratoire spécialisé en biologie cellulaire. Mais ni elle ni son conjoint, Michel Delacoux (à l'époque dessinateur industriel) ne sont satisfaits de « voir leur vie un peu trop sur des rails ». Et puis, il y a l'attrait du Sud. « La Champagne est ma région de naissance, que j'aime et où j'ai encore beaucoup de liens. Mais j'ai toujours eu envie de vivre au soleil, en Provence », explique Christiane Delacoux.

Le jeune couple franchit le pas et boucle ses valises. Direction Nîmes. Ne trouvant aucun emploi correspondant à leurs compétences, ils changent de métier et créent une agence immobilière. Un an plus tard, en 1983, lorsque Michel Delacoux s'associe à son père qui a repris une agence Mutuelles unies à Nîmes, Christiane décide de suivre le stage d'agent général en même temps que lui.

« Cette formation était à mes yeux indispensable, car, si je m'engage dans une activité, j'ai besoin de comprendre ce que je fais et de bien l'expliquer aux clients et aux prospects. Il faut savoir de quoi on parle. Je ne voulais pas me contenter d'être au second plan et me limiter à encaisser les chèques. » Le stage se révèle quelque peu éprouvant, car, à l'époque, très peu de femmes y participaient, et il n'était pas tout à fait admis que l'épouse suive le même cursus que son mari. « Je suis très fière d'avoir réussi et d'être titulaire de la carte professionnelle », se réjouit Christiane.

La femme « qui », pas seulement la femme « de »

Elle s'implique alors pleinement dans le développement de l'agence, la première à avoir déroulé l'enseigne Axa à Nîmes (dès février 1989) et dont l'effectif a été porté de trois personnes à l'origine à neuf actuellement. « Je suis aujourd'hui le véritable bras droit de mon mari », plaisante-t-elle.

Son poste de responsable d'agence ne la satisfait cependant pas complètement : il lui manque la reconnaissance sociale de sa fonction. Elle prend alors sa carte de membre de l'Union nationale des conjoints de professionnels libéraux (Unacopl) et en devient rapidement vice-présidente grâce à son engagement dans un nouveau défi : celui d'obtenir le statut de conjoint collaborateur.

Elle décroche là une nouvelle victoire puisque ce statut est obligatoire depuis le 1er juillet 2007. Sa combativité, Christiane Delacoux s'apprête à la voir pleinement récompensée le 20 octobre, où elle recevra le prix Madame commerce de France des mains d'Hervé Novelli, le secrétaire d'État chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme et des Services.

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