Féru d'innovation

Tout est question d'opportunité. C'est le maître mot de la carrière du directeur général d'Aviva gestion, arrivé il y a quelques semaines.

«Je souhaitais diriger une société de gestion adossée à une grande institution qui me permettrait de trouver une véritable culture d'investissement à long terme. » Chargé des investissements sur toutes les classes d'actifs, le nouveau directeur général d'Aviva gestion ne perd pas pour autant de vue son objectif : « Faire prospérer l'activité existante, notamment l'assurance vie, tout en renforçant notre présence en France, grâce au développement de l'activité de gestion pour compte de tiers. »

La créativité par les maths

Un défi qui ne fait pas peur à ce Normand de 52 ans, atterri par hasard dans la finance. Diplômé de Polytechnique, cet ingénieur spécialiste de l'irrigation des sols se destinait plutôt à travailler pour une compagnie pétrolière, « mais le prix du baril était très bas et les embauches quasi inexistantes dans ce secteur. J'ai donc épluché les annonces ». Ce concours de circonstances le fait plonger dans la finance en 1987, au CCF (devenu HSBC), où il prend la responsabilité de l'analyse quantitative à la direction des études économiques et financières.

« Néophyte en finance, j'ai appris sur le tas, mais je me suis vite rendu compte que les outils mathématiques que j'avais acquis auparavant pouvaient finalement s'appliquer à tout type d'instruments financiers. » Il met donc à disposition de la banque ses connaissances mathématiques pour innover en permanence dans les produits financiers, créant deux ans plus tard le département de recherche et d'innovation financière, conscient que c'est l'innovation qui fera exister le CCF sur le marché.

Toutefois, il met entre parenthèses l'innovation pour devenir directeur des risques de marchés. Il doit alors faire face à la crise des pays émergents de 1997 et à celle de la Russie en 1998. « Ces deux crises ont été une grande leçon pour moi, et ma satisfaction a été d'être suivi par le management dans mes décisions. »

D'une crise l'autre, on se rode

Finalement, en 1999, il retourne à ses premières amours en devenant directeur général et directeur des activités de recherche et de gestion de Sinopia Asset Management, filiale de gestion quantitative du CCF. Il crée alors bon nombre de produits, qui démontrent encore son goût pour l'innovation, mais, « très vite, j'ai pris conscience que nous alimentions le marché en idées sans, pour autant, avoir beaucoup de retour en termes d'encours ».

En 2002, il rejoint Crédit lyonnais Asset Management, où il dirige la gestion quantitative, puis la gestion de taux après la fusion avec Crédit agricole Asset Management (CAAM). « Je gérais à l'époque le plus gros fonds européen de taux en euros, et j'avais pour ambition de continuer à innover, tout en faisant partie d'une grande maison. »

Une fois encore, les dérives des marchés financiers l'ont rattrapé, notamment cet été sur les produits monétaires. « Nous avions anticipé et décidé de ne pas suivre le mouvement sur les monétaires dynamiques, mais plutôt d'offrir aux clients des produits de performances absolues, distincts des fonds monétaires. » Sans innover, cette orientation stratégique a permis à CAAM de limiter les dégâts durant la tempête estivale. Reste que le goût pour l'innovation et la connaissance des crises devraient permettre à Jean-François Boulier d'endosser son nouveau rôle avec sérénité.

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