« Finalement, ce plan social m'a permis de bouger »

Un déménagement, une formation : à 40 ans, Marielle Bonnefous, ancienne salariée de l'UMR, n'a pas eu peur de prendre les devants pour ne pas subir le plan social de la mutuelle.

Des bruits de couloir inimaginables, l'impossibilité de faire des projets personnels, l'attente pendant près d'un an... : Marielle Bonnefous n'est pas près d'oublier la période précédant l'annonce du plan social qui, en 2003, a touché les salariés de l'Union mutualiste retraite (UMR). Réduction de moitié des effectifs, délocalisation de la mutuelle de Paris à Nantes... Le coup est rude. La plupart des salariés ont beaucoup d'ancienneté et manifestent un profond attachement à leur entreprise. C'est le cas de Marielle Bonnefous, alors assistante au service de communication, et de son mari, analyste-programmeur. Entrés tous les deux en 1987, ils se sont connus à l'UMR : « Nous ne pensions pas que cela pouvait nous arriver. D'ailleurs, à l'UMR, on ne licenciait pas. Lorsqu'une personne ne faisait plus l'affaire à un poste, on essayait de lui trouver autre chose dans l'entreprise. »

Passé le coup de l'émotion, et après mûre réflexion avec son mari qui, pour sa part, a choisi d'être licencié et de suivre une formation de webmaster, Marielle Bonnefous prend le parti de suivre son entreprise à Nantes - ils sont à peine une dizaine à le faire, sur 120 salariés. Charles Vaquier, le directeur général chargé de remettre la mutuelle à flot et de gérer ce plan social, lui propose un poste d'assistante marketing après une formation de niveau bac + 4 à l'Institut supérieur de commerce et de vente du Cnam à Nantes. « Il s'est montré très soucieux de la formation des salariés. Dans l'intérêt de l'entreprise, bien sûr, mais aussi pour mieux nous armer sur le marché de l'emploi », reconnaît-elle. Tout est nouveau pour Marielle Bonnefous : son métier, cette entreprise qui n'est plus du tout la même, malgré le poids du passé, et cette formation. « Lorsque je suis entrée à l'UMR en tant que rédactrice, je n'avais pas vraiment de formation. La possibilité d'obtenir un diplôme, même à 40 ans, et d'en finir avec la routine dans laquelle je m'étais installée sans vraiment m'en rendre compte, ont eu raison de mes hésitations. »

Le plan social négocié prévoit une période d'essai d'un an au bénéfice du salarié. Finalement, Marielle Bonnefous a choisi de partir avec ses indemnités de licenciement à la fin du mois de septembre. Ses motivations sont principalement financières, mais pas seulement. Elle voit là l'occasion de tourner la page et d'en finir avec une carrière très linéaire. « Une fois mon diplôme obtenu, je ne chercherai pas absolument à retrouver du travail dans l'assurance, mais je pense plutôt me diriger dans la distribution, un secteur très dynamique dans la région nantaise. C'est presque honteux à dire, mais ce plan social m'a redynamisée sur le plan professionnel. »

Lucide, Marielle Bonnefous n'est pas sûre que, plus âgée, elle aurait fait le même choix. Quarante ans, l'âge de tous les possibles ? Dopés par l'air marin et une plus grande qualité de vie, Marielle Bonnefous et son mari, qui vient juste de terminer sa formation et cherche un poste de webmaster dans la région, y croient dur comme fer !

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