« Je ne voulais pas travailler dans l'assurance »

Responsable marketing et des nouvelles technologies chez Ciprés vie, courtier grossiste, Astrid Cambournac ne se destinait pas à l'assurance. Depuis, la jeune femme a révisé son opinion.

L'assurance ? Il ne fallait surtout pas lui en parler. Même la carrière de son père, directeur des partenariats européens d'Axa assistance, ne lui aurait pas fait changer d'avis. Avec une maîtrise de finances décrochée à l'université de Dauphine et un DESS banque, finances et assurances obtenu à l'université de Nanterre, Astrid Cambournac n'avait absolument pas l'intention de travailler dans l'assurance : « Je n'avais pas une image positive de ce secteur, que je jugeais peu dynamique et vieux, reconnaît-elle. Comme 99 % des étudiants de ma promo, je pensais plutôt à la banque. » Mais dans le cadre de son DESS, elle réalise avec cinq autres étudiants une étude de cas marketing sur le positionnement des courtiers grossistes par rapport aux structures de distribution en général. Le questionnaire de quatre pages envoyé à 1 000 courtiers obtient un taux de réponse de près de 25 %. Très intéressé par les résultats de ce travail, Georges-Henri Lévy, l'un des codirigeants du groupe Molitor, propose à Astrid Cambournac de rejoindre Ciprés vie, la nouvelle structure grossiste du groupe. « Le concept était encore très novateur. Cela m'a séduite », explique-t-elle. Son stage se transforme très rapidement en contrat à durée indéterminée.

Promue responsable du marketing et des nouvelles technologies de Ciprés vie, mais aussi de CGS, la structure de réassurance de Molitor, Astrid Cambournac a aujourd'hui des attributions très larges : suivi de l'entreprise et des produits, marketing opérationnel avec toute la partie communication à destination du réseau, veille des sites Web et extranet. À 26 ans seulement, la jeune femme, fondée de pouvoir, bénéficie déjà d'une large autonomie et d'un pouvoir de décision : « Je dépends directement de la direction générale », explique-t-elle. Du coup, elle a révisé son opinion : « La mauvaise image de l'assurance auprès des jeunes tient beaucoup, me semble-t-il, à la méconnaissance des métiers exercés. Mais il existe, il est vrai, peu de formations supérieures dédiées à l'assurance », constate la jeune femme. Après des études de finances, Astrid Cambournac reconnaît aussi que la découverte du secteur par le biais du marketing et de la communication a contribué à lui en donner une image plus dynamique et positive. D'ailleurs, « sous l'influence de la bancassurance qui investit énormément dans la communication grand public, son image rajeunit : désormais, l'assurance communique sur des choses simples avec des mots simples », observe la jeune femme.

Depuis qu'elle a rejoint Ciprés vie en 2001, Astrid Cambournac n'a de cesse de défendre la profession. Ne lui parlez plus de « vieux messieurs grisonnants » ou « d'assureurs voleurs » : « Je travaille dans une entreprise qui a réellement l'ambition de prendre une place sur le marché et dans laquelle la moyenne d'âge est inférieure à 30 ans », coupe-t-elle, en guise de contre-exemple.

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