JEREMY WEBBERUn guide de haut vol

Cet ancien pilote de la Royal Air Force a officié chez EuroDisney, l'Essec et Thales. Il vient d'être nommé directeur de l'université Groupama.

Mi-Anglais, mi-Néo-zélandais, c'est sa première identité. Première car, à bien l'écouter, Jérémy Weber est un caméléon : « J'ai vécu partout dans le monde. Ma formation, c'est la vie. » Son métier ? « J'aide les gens à se rencontrer, à se réaliser et à y prendre plaisir, avec confiance et curiosité. » Coach, alors ? Plus que ça, « facilitateur ». Il « observe rapidement », a « des capteurs partout » et « sent les choses à travers ses expériences ».

L'oreille interne l'éloigne du ciel

Pourtant, ses rêves d'enfants - réalisés - le destinaient à piloter des aéronefs. Ainsi, à 12 ans, son voeu le plus cher est d'être pilote d'hélicoptère dans la Royal Navy. Mais, pour ses parents, c'est « passe ton bac d'abord ». À la fin de ses études d'économie, il veut toujours être pilote. Mais, à 23 ans, trop vieux pour la Navy, il s'engage dans la Royal Air Force en 1979. « C'est un stress permanent avec des sensations extrêmement fortes, vous êtes tous les jours en compétition avec vous-même. » Il va jusqu'où le « ciel est noir, là où l'on peut voir l'espace ».

Sa carrière de pilote se termine brutalement à cause d'un problème d'oreille interne. Un comble, pour cet homme qui avait donné des conseils à ceux qui avaient le mal de mer, puisque l'oreille interne est le lieu où se déclenche ce malaise. Coaché par son père, il découvre qu'il souhaite s'orienter vers tout ce qui touche à l'Europe et il devient professeur d'anglais chez Linguarama, en choisissant la France comme terre d'élection. « J'y avais travaillé comme moniteur de ski, à Val-d'Isère, et j'avais beaucoup d'amis à Annecy. » Au bout de trois ans, il se rend à Hambourg pour y diriger l'école Linguarama locale. En 1992, il est appelé par EuroDisney pour mettre en place l'institut interculturel de l'université du parc de loisirs. À cette époque, « tout le monde ou presque détestait Disney », se souvient-il. Sa mission ? Former tout le personnel à la culture Disney, du plus jeune entrant au cadre dirigeant. Il développe en parallèle deux projets qui n'étaient pas prévus au programme : des cours d'alphabétisation et l'intégration à l'embauche des chômeurs.

Le mutualisme comme forme de management

En 1995, il rejoint Thales Thompson-CSF au poste de directeur des programmes de management international et interculturel dans un contexte de fusion-acquisition (Thomson CSF-Racal). Il est parallèlement directeur de l'université Thales UK pour assurer les séminaires d'intégration et de « teambuilding » (constitution d'équipe) dans les différentes filiales. Puis, c'est au tour de l'Essec de vouloir s'internationaliser davantage. En 2003, il intègre la grande école de commerce parisienne pour prendre en charge les nombreuses actions « sur mesure » nationales et internationales qu'elle développe avec ses entreprises clientes.

C'est dans ce cadre qu'il contribue à l'évolution et au suivi de la formation supérieure des managers de Groupama. « Le mutualisme est une forme de management qui intègre tout le monde, surtout le client, dans la décision finale. » Groupama a un « vrai projet d'internationalisation », qui n'est pas pour le laisser insensible. Parmi ses missions, il est chargé de développer des programmes et des services qui rendent le groupe attrayant pour les jeunes et pour renforcer la performance des managers.

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