La SMABTP joue la décentralisation informatique

Vingt ans après l'installation de son informatique de production à Orléans, la mutuelle du BTP en tire un bilan positif. Elle va donc poursuivre le mouvement.

C'est l'heure des comptes. Il y a vingt ans, la SMABTP a décidé de délocaliser sa production informatique près d'Orléans, afin de « donner de l'air » à Paris. Seules les équipes projets demeurent aujourd'hui au siège. Objectif : « Sécuriser nos installations et, surtout, gagner de l'espace », résume Philippe Duclaux, responsable du site régional. En outre, la mutuelle du bâtiment réalise des économies appréciables, ne serait-ce que via les prestataires informatiques, 15 % moins chers qu'à Paris.

Inflation de communications

Opération réussie : aujourd'hui, le centre d'Orléans compte 60 informaticiens, accueille tous les gros serveurs, édite 350 000 cartes vertes chaque année, gère les contrats et assure une fonction de tête de réseau avec les 106 bureaux locaux et les 22 centres de gestion. Si le choix régional reste pertinent pour ce qui est de la sécurisation et de la qualité de vie, la mutuelle doit organiser les nombreux déplacements de l'encadrement. Elle doit aussi utiliser une liaison informatique permanente avec Paris. Par conséquent, la décentralisation génère des coûts de communications plus importants. « Ils représentent environ 4 % de notre budget informatique, et ils ont tendance à augmenter », concède Jean-Claude Lebois, directeur des systèmes d'information (DSI) de la SMABTP. La mutuelle a donc résilié son contrat avec France Télécom au profit de 9 Télécom afin de réduire sa facture de 30 %. En corollaire, la SMABTP va se doter de son propre réseau de communication privé. La capacité de la liaison Paris-Orléans sera ainsi multipliée par cent : elle passe de 10 Mbit/s à 1 Gbit/s. Les travaux seront engagés en vue d'une connexion début 2005 par fibre optique courant le long de l'autoroute. « Il faut toujours plus de puissance et des temps de réaction de plus en plus courts, juge Philippe Duclaux. Cette nouvelle liaison permettra de transférer des serveurs encore installés à Paris. »

Toujours plus loin dans le cyberespace

La nouvelle architecture devrait ainsi devenir plus pérenne, et le réseau propriétaire permettra de garder le service études et développement à Paris. La mutuelle croit en effet au travail à distance avec webcams et vidéoconférences. Les nouvelles technologies changent aussi l'équation économique des centres informatiques régionaux. Le besoin d'espace n'est plus un critère suffisant : en vingt ans, la surface consacrée aux ordinateurs s'est réduite des trois quarts. La maintenance nécessitait hier trois équipes de six agents, contre deux équipes de trois personnes aujourd'hui. Enfin, les espaces réservés à la gestion des contrats ont été considérablement réduits, notamment avec l'installation de robots.

La SMABTP ne remet cependant pas en cause cette décentralisation, d'autant plus que l'environnement informatique est en perpétuelle mutation. « L'émergence du multimédia, entre autres, augmente le besoin en stockage d'informations », illustre Jean-Claude Lebois.

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