MICHEL YARHILe mécano de la Générale à la tête de l'Amrae

Après vingt-huit ans de carrière à la Société générale, dont il dirige le pôle assurances, Michel Yarhi a été élu à la présidence de l'Amrae.

«Dans une économie où la maîtrise des risques est plus souvent vécue comme une contrainte que comme un facteur de progrès, nous devons prouver que les risk managers sont des acteurs à part entière de la vie de l'entreprise ». Et pas seulement des empêcheurs de tourner en rond... Voilà l'ambition de Michel Yarhi, président nouvellement élu de l'Amrae, Association pour le management des risques et des assurances de l'entreprise (lire aussi « l'Argus » du 15 juillet, p. 17). Comme cet homme - aussi passionné qu'il semble réservé au premier abord - n'est pas du genre à jouer les figurants, on peut gager qu'il mettra toute son énergie au service de cet objectif.

Déboulonner les sinistres après le « casse du siècle »

Une énergie qui l'a conduit, en vingt-huit ans de carrière à la Société générale, à faire du pôle assurance un service stratégique de la banque. Ce qui n'était pas le cas en 1976, quand la succursale niçoise de la Générale a été victime du « casse du siècle ». « Après ce que l'on appelle aujourd'hui "l'affaire Spaggiari", la Générale s'est rendue compte qu'elle n'était pas bien assurée. Elle a donc voulu recruter un généraliste de l'assurance. » Jeune diplômé en droit, Michel Yarhi est alors responsable des sinistres à la Safom, une compagnie experte en « risques spéciaux ». « Je n'aurais jamais imaginé faire carrière dans l'assurance ! » sourit-il en évoquant le seul souvenir qu'il lui reste de ses cours de droit des assurances : une note de 3/20 !

Sa découverte de ce métier et son entrée à la Société générale ont pourtant comblé sa curiosité et son besoin de créativité. « En 1976, le service assurance ne comptait que quatre personnes (essentiellement des administratifs). » Aujourd'hui, le service qu'il dirige en compte vingt-huit... sachant que toutes les activités de gestion des contrats sont externalisées. « Nous gérons l'assurance de la Société générale et de ses prestations, et nous créons des produits de bancassurance distribués par le réseau. Nous avons donc essentiellement des missions de conception, de contrôle et d'animation. »

Une nouvelle locomotive pour filer vers l'avenir

La machine est aujourd'hui suffisamment rodée pour que Michel Yarhi ait envie, à deux ans et demi de son départ à la retraite, de donner un nouveau souffle à sa carrière. « La Société générale a toujours joué un rôle actif dans les instances représentatives de la banque et de l'assurance. » Michel Yarhi a ainsi pris part aux activités de l'Amrae dès sa création, en 1993 ; mais il n'a accepté un poste d'administrateur qu'en 2000, avant de devenir vice-président (en 2003), puis président. « J'ai toujours eu pour principe de ne pas prendre des responsabilités que je ne serai pas en mesure d'assumer. Ce mandat de deux ans à la tête de l'Amrae me semble une façon intéressante de terminer ma carrière. Je ne m'imagine pas poursuivre en dilettante. » La preuve : le programme des Entretiens de Deauville, qui auront lieu en janvier prochain, est presque bouclé. Son thème : « Risques et communication. » Un sujet qui devrait, comme le nouveau président le souhaite, valoriser le métier de gestionnaire de risque et lui donner la visibilité qui lui manque encore.

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