Président du SFAC" L'ATOUT DES COURTIERS DE TAILLE MOYENNE EST LEUR CAPACITÉ DE RÉPONSE RAPIDE "Dans le climat agité des renouvellements et des difficultés actuelles du marché, Hervé de Wazières mène les négociations du rapprochement avec la Fédération des courtiers d'assurance. L'opération est e...

Président du SFAC

" L'ATOUT DES COURTIERS DE TAILLE MOYENNE EST LEUR CAPACITÉ DE RÉPONSE RAPIDE "

Dans le climat agité des renouvellements et des difficultés actuelles du marché, Hervé de Wazières mène les négociations du rapprochement avec la Fédération des courtiers d'assurance. L'opération est en bonne voie. Il a derrière lui plus de cinq cents cabinets de courtage disséminés dans la France entière.



Quel est le poids actuel du Syndicat français des assureurs conseils (Sfac) sur la scène du courtage ?

Nous comptons environ quatre cent cinquante adhérents, soit plus de cinq cents cabinets, puisque nos membres sont des personnes physiques qui peuvent avoir plusieurs cabinets. Chacun représente en moyenne 300 000 € de commissions. Ils emploient trois ou quatre personnes, une dizaine de nos membres toutefois ont plus de vingt-cinq salariés. La moitié de nos effectifs se situe en province. Nous sommes disséminés dans la France entière, avec une forte représentation en Alsace-Lorraine. Dans l'ouest de la France, nous comptons une trentaine de membres. Les courtiers qui nous ont rejoints récemment sont majoritairement spécialisés et installés dans des zones urbaines fortement peuplées, en particulier la région parisienne... Les courtiers de type généraliste tendent actuellement à être moins nombreux. Par ailleurs, les compagnies protègent leurs réseaux d'agents et hésitent à ouvrir des codes à des courtiers dans les zones moins urbanisées, ce qui limite leur développement.

Lors des renouvellements de fin d'année, les courtiers ont rencontré des difficultés pour placer leurs affaires auprès des compagnies. À votre avis, des clients sont-ils restés sans assurance ou à découvert ?

Certains se seraient retrouvés partiellement sans assurance et garantis entre 80 % et 90 %. L'offre d'assurance ne s'est pas diversifiée, loin de là, surtout en construction et en RC des professionnels de santé. Et certains secteurs, comme l'agroalimentaire, posent d'importants problèmes aux courtiers.

Que peut faire le Sfac dans une telle situation ? Peut-il convaincre les assureurs de se montrer moins restrictifs ?

D'abord, nous avons attiré l'attention de nos membres sur les obligations qui leur incombent lorsqu'ils ont des risques non placés à l'échéance. Nous avons émis une note rappelant qu'ils doivent en avertir leurs clients par lettre recommandée avec accusé de réception avant l'échéance. Concernant les contrats dommages partiellement placés, où il manque une part de coassurance (de 10 % maximum), nous les avons informés qu'il est possible de mettre en place une limite contractuelle d'indemnité par sinistre, après avoir obtenu l'accord écrit du client. Par ailleurs, pour un syndicat comme le Sfac, sa force et son poids économique sont relativisés parce que nous travaillons avec des compagnies qui sont à la tête de réseaux de plusieurs milliers d'agents généraux. Elles ne peuvent pas espérer doubler leur capacité de production en travaillant avec nous, comme c'était le cas il y a une quinzaine d'années. Pour des cabinets de notre taille, le meilleur atout est la qualité du service que nous proposons à nos clients. Nous ne sommes pas sur des très grands risques (aéronautiques, de plates-formes de forage ou de tankers), mais sur des affaires très honorables, disposant de capacités d'étude et de réponse rapides aux questions posées par nos clients. Dans un monde de plus en plus complexe, les sollicitations sont nombreuses et nous sommes capables de résoudre des problèmes de plus en plus compliqués dans un délai bref, ce qui est essentiel. Nous sommes donc en mesure de rendre un service technique.

Confirmez-vous qu'il y a un regain de la coassurance ?

En effet, la coassurance revient en force. Les compagnies ne désirent plus prendre 100 % des affaires du fait de l'alourdissement des risques sur le plan technique.

Vous êtes président de l'Association de la liste des courtiers d'assurances (Alca). Quelle est sa situation actuelle et quel bilan en tirez-vous ?

La directive européenne prévoit que les courtiers doivent être assurés en RC professionnelle et avoir souscrit une garantie financière. En outre, ils doivent figurer sur une liste. Cette mesure a mis dix ans à se mettre en place en France. L'inscription sur la liste gérée par l'Alca n'est pas pour autant rendue obligatoire par le code des assurances. Cependant, elle devrait le devenir. Les compagnies demandent tous les ans aux courtiers avec lesquels elles travaillent un certificat d'inscription à l'Alca, et elles se sont engagées, dans le domaine de l'incendie, accident et risques divers, à ne travailler qu'avec des courtiers inscrits sur la liste. Il est difficile de contrôler si cet engagement est respecté dans la pratique. Je crois savoir qu'elles l'appliquent de manière rigoureuse en dommages. En revanche, il semblerait qu'en assurances vie, l'application soit plus élastique.

Y a-t-il eu des radiations de la liste ?

L'inscription sur la liste ne comporte aucun critère de nature qualitative concernant l'activité des courtiers. Sont inscrits ceux qui prouvent avoir rempli les conditions d'exercice de la profession au regard de la loi. Certains n'ont pas voulu renouveler leur inscription chaque année, estimant, semble-t-il, que le coût en est trop élevé.

Une nouvelle directive européenne sur les intermédiaires d'assurances devrait entrer en vigueur fin 2004. Quels enseignements en tirez-vous ?

Pour rappeler l'historique de ce texte, les Britanniques avaient demandé une directive ultralibérale, ce qui a entraîné la réaction des Italiens et des Espagnols. Les Britanniques n'étant plus d'accord, il a fallu parvenir à un compromis. Je ressens cette directive comme ayant pour objet de réglementer les assurances sur la vie. Les risques d'entreprise ne sont pas visés par le texte qui a été adopté par les Quinze. Pour résumer, son objectif est de protéger le consommateur et de rendre la plus large possible la distribution de l'assurance. Il avait été évoqué de définir la notion de courtier, en refusant cette qualité à des personnes qui travaillent principalement avec une seule compagnie. Un seuil défini par un certain pourcentage du portefeuille avait d'ailleurs été évoqué à ce sujet. Ce point a disparu du texte.

Cette notion n'aurait-elle pas remis en cause les courtiers grossistes ?

Le phénomène des grossistes est anormal. Rappelons qu'il permet toutefois à certains courtiers de trouver des solutions à leurs problèmes de placement. Mais en contrepartie, ils perdent alors cette clientèle, puisqu'elle devient celle du courtier grossiste auquel ils l'apportent.

Vous préférez d'autres solutions ?

Le Sfac a créé fin 2000 une coopérative de courtage mettant à la disposition de ses membres des solutions qu'ils n'auraient pas pu trouver seuls dans des domaines ciblés, sur des risques à fort potentiel de technique d'assurance, comme les véhicules haut de gamme, la construction, la RC professionnelle, les assurances des restaurants... La production est rapidement montée en puissance, ce qui lui a permis de dégager très vite suffisamment de ressources. Il ne s'agit pas d'une structure supplémentaire s'intercalant entre le courtier et la compagnie. Elle négocie avec l'assureur les conditions techniques, les tarifs et les commissions. Les courtiers restent propriétaires des affaires qu'ils souscrivent dans le cadre de la coopérative. Quelle que soit la taille du cabinet adhérent, il ne dispose que d'une voix au sein de cette structure, donc d'un poids qui est le même pour tous. Selon la Fédération française des coopératives, nous aurions créé la première coopérative de services en Europe.

Où en est le rapprochement avec la Fédération des courtiers d'assurance (FCA) ? Le calendrier sera-t-il tenu ?

Le plan de marche fixé initialement est à peu près respecté pour le moment. De toute manière, il est prévu que la nouvelle structure ne sera opérationnelle qu'à partir du 1er janvier 2004. Le climat agité de ces derniers mois ne nous a pas permis de dégager suffisamment de temps pour terminer les synthèses. Les grands principes sont définis. Il nous reste maintenant à les transposer sur le plan pratique, au début de cette année, pour ensuite les soumettre à nos adhérents, qui auront le dernier mot.

Quelle sera la structure retenue ?

Elle sera strictement nationale, comme le Sfac. Il y aura toujours des représentations régionales, mais qui se regrouperont dans une structure à l'échelon national. Les pouvoirs publics nous incitent à mettre en place un système d'autocontrôle de la profession de courtier, ne voulant n'avoir à faire qu'à un seul interlocuteur. Gérard Defrance



SA CARRIÈRE

1962. Après des études commerciales et plus de deux ans passés en Algérie et au Sahara, Henri de Wazières entre chez le constructeur informatique Burroughs. Il intègre l'équipe gérant les grands comptes publics (ministère des Finances, PTT...).

1976. Création de son cabinet de courtage.

1977. Les fondateurs du Syndicat français des assureurs conseils (Sfac) lui proposent de faire partie du premier conseil d'administration pour s'occuper plus particulièrement des questions informatiques. Il en devient ensuite trésorier et vice-président.

1994. Il est élu président du Sfac.

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