« Un changement de dimension considérable »

La stratégie de développement engagée depuis près de cinq ans, dont les acquisitions dans l'assurance, a permis au groupe paritaire de tripler sa taille. Tour d'horizon du nouveau périmètre et de ses partenariats.

Le groupe Médéric a fortement progressé en 2004. Quelles en sont les raisons ?

Médéric a connu un changement de dimension considérable depuis cinq ans. L'année dernière, plusieurs opérations de croissance externe, engagées depuis plusieurs années, ont été finalisées, ce qui s'est traduit par une forte progression de notre activité. Six caisses de retraites Arrco ont rejoint le groupe, faisant bondir l'activité retraite complémentaire de près de 40 % en 2004, pour s'élever à 5,2 MdE de ressources. Côté assurance, nous avons porté notre participation dans Adeslas, le premier assureur santé espagnol, à 35 % en août 2004. Nous étions entrés dans le capital de cette société à hauteur de 25 % deux ans auparavant. Médéric s'est aussi renforcé dans Quatrem, en montant à 80 % de son capital au 1er juillet 2004. Au total, le chiffre d'affaires combiné de notre activité assurance croît de 20 %, en tenant compte de l'évolution du périmètre, à 1,812 MdE. La croissance organique, par rapport au CA 2003 pro-forma, est de 3,9 %. Rappelons qu'en 1999, notre CA n'était que de 600 ME ! Nous protégeons à présent 180 000 entreprises et 3 millions de personnes. Notre ambition est de continuer à être un pôle de regroupement pour d'autres structures qui souhaitent nous rejoindre, comme le groupe Omnirep, à compter du présent exercice.

Comment gérez-vous ces différents rapprochements ?

Nous avons développé un concept « d'intégration-différenciation », avec diverses formes d'autonomie permettant de prendre en compte les spécificités et besoins de la clientèle de chaque entité qui nous rejoint. Des mises en commun de moyens permettent de générer les économies attendues. Notre volonté est de réussir ces rapprochements dans leur dimension humaine, et notamment l'intégration des 900 salariés qui ont rejoint le groupe récemment. Au 1er janvier 2005, le groupe comptait 3 750 collaborateurs. Nous souhaitons les intégrer au sein d'un corps social cohérent et mobile.

Quel est le périmètre du groupe ?

Nous sommes un des seuls groupes paritaires à avoir une position très significative dans l'assurance et une autre dans la mutualité. Nous détenons dans l'assurance de personnes, outre Quatrem et Adeslas, le leader de la prévoyance funéraire, Auxia, acquis en 2000. Par ailleurs nous avons développé de longue date - depuis 1928 - des relations étroites avec la mutualité. Nous sommes partenaires de l'Union nationale mutualiste interprofessionnelle (UNMI), une union technique de 50 mutuelles auxquelles nous fournissons des prestations de prévoyance. Nous sommes également partenaires d'acteurs mutualistes régionaux. Nous avons enfin créé plusieurs sociétés spécialisées au service de ces trois familles d'acteurs, en partenariat notamment avec Malakoff.

Justement, où en est votre partenariat avec Malakoff ?

Notre coopération avec Malakoff est ancienne et repose sur le regroupement des forces et des ressources des deux groupes dans des métiers ou domaines d'activités communs, comme par exemple la gestion d'actifs, l'épargne collective, le tiers payant maladie. Notre coopération recouvre aussi la mise en commun de moyens et de fonctions support : à ce titre, il y a près d'un an, nous avons mutualisé nos ressources informatiques au sein d'un GIE, baptisé SI2M, plate-forme informatique de la retraite complémentaire qui a vocation à accueillir d'autres groupes. Nous avons également commencé à mutualiser nos fonctions achats et la gestion de nos résidences pour personnes âgées. Dans les domaines de la gestion d'actifs et de l'épargne collective, le renforcement de notre coopération s'est concrétisé par la création début 2004 d'entités communes sous la marque Fédéris. Fédéris Gestion d'actifs gère 15 MdE d'encours, issus des activités retraite complémentaire et assurances. Fédéris Épargne salariale, société teneur de compte de contrats d'épargne salariale gère 110 000 comptes de salariés, et vise un taux d'équipement de 10 % des entreprises clientes de Malakoff et de Médéric.

Une autre société commune entre Malakoff et Médéric en épargne retraite collective devait être lancée au cours du premier semestre. Qu'en est-il ?

La création d'une entité commune, Fédéris Épargne retraite, a été décalée au second semestre mais, d'ores et déjà, l'offre retraite d'entreprise a été harmonisée. Une nouvelle gamme commune aux deux groupes paritaires est commercialisée depuis le premier trimestre. Il s'agit d'une gamme d'épargne collective complète comprenant l'ensemble des dispositifs d'épargne retraite - qu'il s'agisse de produits issus de la loi « Fillon », de contrats d'épargne collective classiques (« article 83 », « article 39 », « loi Madelin », contrats IFC...), d'épargne salariale, etc., qui permet aux réseaux de Médéric et de Malakoff d'aider les entreprises à optimiser leur politique de rémunération globale.

Quel sont vos objectifs en retraite supplémentaire ?

Très clairement, la retraite d'entreprise constitue un de nos principaux axes de développement. Alors que nous avons une part de marché significative en prévoyance et en santé, nous sommes sous-représentés en retraite collective. Ce marché présente un fort potentiel. Notre objectif est de doubler de taille sur ce segment d'ici à 2007.

Quelle est la nature de votre coopération avec le groupe mutualiste Mieux-être ?

Nous sommes partenaires et utilisateurs des services de trois filiales supports communes, spécialisées dans la gestion de la santé et de la prévoyance. Avec le groupe Mieux-être, nous avons ainsi créé Viamédis en 2001, qui gère aujourd'hui les prestations santé de 2,5 millions de bénéficiaires et dont Malakoff est devenu partenaire en 2004. Nous sommes également partenaires dans Hosta, qui offre des services de gestion ; et dans Itelis, une plate-forme d'analyse de devis. Par ailleurs, nous avons créé, avec le groupe Mieux-être et ses partenaires, une union de groupe mutualiste (UGM), que nous sommes en train de développer.

Médéric a également développé un partenariat avec la Mutualité française pour servir les acteurs de l'économie sociale...

Effectivement, dans le contexte de l'entrée dans le groupe Médéric de la CPM, caisse de retraite dédiée au secteur de l'économie sociale, à compter du 1er janvier 2005, nous avons conçu, en partenariat avec l'Union nationale de prévoyance de la Mutualité française (UNPMF) une offre commune de retraite et de prévoyance à destination spécifique des acteurs de l'économie sociale. Il s'agit de proposer un interlocuteur unique en matière de retraite complémentaire, ainsi que de prévoyance grâce à une offre de Médéric Prévoyance et de l'UNPMF. Cette offre dédiée, dénommée Chorum, sera disponible avant la fin de l'année.

Le groupe Médéric était déficitaire en 2002 et en 2003. Qu'en est-il pour l'exercice 2004 ?

L'exercice 2004 s'est également soldé par un résultat net combiné négatif, de - 166 ME. C'est le premier exercice où le groupe publie des comptes combinés. Nous avons pris le parti d'enregistrer tous les amortissements liés à notre prise de participation dans Quatrem sur un seul exercice, plutôt que de l'amortir sur vingt ans comme la législation nous y autorise. Cette charge exceptionnelle d'amortissement de « goodwills » pèse pour 115 ME sur le résultat net. Par ailleurs, le résultat technique est partiellement redressé, mais accuse encore un déficit de 53 ME, contre - 130 ME pro-forma en 2003. La perte est essentiellement imputable à la branche arrêts de travail et, dans une moindre mesure, à la branche maladie. Grâce aux mesures déjà prises depuis 2003 et complétées cette année, nous visons un résultat net voisin de l'équilibre en 2005.

Comment se présente l'avenir ?

Pour les trois prochaines années, le groupe s'est fixé trois priorités : mettre rapidement en oeuvre les réorganisations et redéploiements qui accompagnent la croissance de son périmètre, poursuivre l'amélioration de sa rentabi- lité, et enfin, poursuivre l'accroissement de la qualité du service apporté à l'ensemble des clients entreprises et particuliers, dans la fidélité à ses valeurs de solidarité et d'attention à la personne, issues du paritarisme et de l'économie sociale. C'est un beau défi qui mobilise l'ensemble de nos collaborateurs.

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