[DOSSIER] Reavie 2019 : l'assurance en réforme permanente 9/16

Assurance de personnes : la DSN n'a pas encore tout donné...

Assurance de personnes : la DSN n'a pas encore tout donné...

Si la mise en œuvre de la déclaration sociale nominative (DSN) a donné du fil à retordre aux acteurs de l’assurance, son potentiel est loin d’être totalement exploité. C’est l’un des enseignements forts de l’étude menée par L’Argus de l’assurance avec Addactis et Cegedim Insurance Solutions.

Voilà près de deux ans que la déclaration sociale nominative (DSN) est entrée dans le quotidien des entreprises. Mais ce dispositif de dématérialisation et de transmission groupée des déclarations sociales, généralisé le 1er janvier 2019, est loin d’être un long fleuve tranquille pour les assureurs et intermédiaires intervenant en assurance de personnes !

Le choix de la formation

D'après l’étude réalisée par L’Argus de l’assurance en partenariat avec Addactis et Cegedim Insurance Solutions, une majorité des acteurs de l’assurance interrogés estiment que le déploiement de la DSN s’est révélé un projet difficile, une perception beaucoup plus marquée dans les équipes informatiques (83 %) que dans les directions générales (37 %). Et si la tâche a été ardue, cela tient d’abord à deux freins : le « manque de maturité des clients » (45 %) et les « difficultés à faire évoluer les systèmes d’information » (44 %). Mais « 4 répondants sur 10 se sont aussi heurtés à la nécessité de repenser les processus de gestion », peut-on lire dans l’analyse de l’étude.

Pour mener à bien ce projet, le monde de l’assurance a fait en priorité le choix de la formation (48 %), une proportion qui grimpe à 72 % dans les grandes entreprises. Un petit tiers (29 %) a fait l’acquisition de nouvelles briques et seulement 21 % des sondés ont renforcé leur département informatique. Une proportion quasi équivalente a investi dans de nouveaux outils, de type solution clé en main.

En définitive, les acteurs de l’assurance ont mis en place en moyenne 3,4 types de flux DSN – les plus répandus étant « rémunération, versement et cotisations » et « identité du salarié » – « et parviennent globalement à maîtriser leur gestion ». Mais poursuit l’étude, « on est encore loin de l’industrialisation de la gestion des contrats ». Elle relève ainsi que « dans les faits, près de 4 répondants sur 10 gèrent moins de 50 % des flux DSN avec une saisie et une actualisation automatique » et qu’ils « sont seulement 7 % à en gérer plus de 90 % de manière automatique ».

De fait, le papier et le traitement manuel demeurent très présents dans les process. Et assez logiquement, ils sont 44 % des répondants à avoir le sentiment que leur entreprise n’exploite pas suffisamment les informations issues des flux DSN automatisés.

« Le chantier a été bien mené, la DSN est globalement un succès dans sa mise en œuvre », commente Pascal Perey, directeur général adjoint avant-vente et partenariat au sein de Cegedim Insurance Solutions, avant d’ajouter : « Il reste maintenant à franchir une nouvelle étape, en faisant de la DSN un vrai levier de modernisation de l’activité prévoyance. »

Une opportunité

Le projet DSN est donc loin d’être terminé. Les marges de manœuvre apparaissent comme réelles tant dans l’importance des flux concernés que dans leur exploitation en termes d’activité. « L’automatisation peut être beaucoup plus poussée sur la gestion des arrêts de travail. L’enjeu est important en prévoyance », confirme Pierre Germain, directeur du département audit et conformité au sein d’Addactis. Et d’ajouter : « Les acteurs de l’assurance ont encore un peu d’effort à accomplir afin de bénéficier à plein des avancées de la DSN. »

Est-ce que les courtiers et assureurs sont prêts à se mobiliser pour cette nouvelle étape ? On peut imaginer que oui, dans la mesure où les répondants perçoivent majoritairement (52 %) la DSN comme une opportunité, seulement 28 % d’entre eux la qualifiant de contrainte ! Autre signe plutôt encourageant : s’ils ne sont que 34 % à avoir accompagné le déploiement de la DSN par une politique de traitement de la donnée type big data, 28 % ne l’excluent pas pour l’avenir.

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