Assurtech : FundShop, le robo-advisor en mode B to B

Assurtech : FundShop, le robo-advisor en mode B to B
© utah778 PA / Getty Images / iStockphoto

A a différence d’autres robo-advisors, FundShop ne prétend pas se substituer aux bancassureurs ni aux conseillers financiers, mais au contraire les aider à accomplir leur métier en leur fournissant des solutions en marque blanche.

Le concept

Lancée en 2013, FundShop se positionne d’une manière originale sur le créneau des robo-advisors, ces plateformes en ligne délivrant des conseils financiers ou permettant d’automatiser la gestion de portefeuilles. Elle est la première à privilégier exclusivement une approche B to B pour proposer des solutions digitales en marque blanche. « Les robo-advisors qui s’adressent aux particuliers en direct sont trop difficiles à mettre en œuvre, car la place est déjà prise par les banques et les acteurs en ligne. Nous nous positionnons donc comme fournisseurs de technologies pour les acteurs traditionnels qui ont des clients particuliers », explique Léonard de Tilly, président et cofondateur de FundShop.

L’outil de FundShop se compose de trois « briques ». Un moteur d’ingénierie financière, QuantEngine, prend en charge la gestion du portefeuille de manière totalement paramétrable, permettant le choix d’investissements en fonction du profil de risque de l’épargnant. « Nos clients conservent la main sur tout ce qui est métier et référentiel produit », expli­que Léonard de Tilly.

Les deux autres briques prennent en charge d’une part, tout ce qui concerne le parcours précontractuel et les questions réglementaires, d’autre part tous les services autour du suivi du portefeuille.

Les chiffres

  • Création 2013
  • CA 2018 NC
  • Effectif 20 personnes
  • Clients 18
  • Dernière levée de fonds 2,2 M€

Business Plan

Forte d’une équipe de 20 personnes, l’entreprise ne communique pas son chiffre d’affaires. Depuis sa création, elle a levé au total 3 M€, le dernier tour de table ayant eu lieu en juin 2017 pour 2,2 M€. Ses actionnaires actuels sont Apicil, Axa, Nortia et la Banque publique d’investissement (BPI). Outre la diffusion de son produit, FundShop tire aussi ses revenus de son paramétrage. La livraison d’une solution prend trois à six mois, et elle en assure toutes les étapes. « Nous ne sommes pas encore une grande société qui a des intégrateurs. Cette phase a un coût de 50 à 300 K€ pour avoir une solution en marque blanche », précise le cofondateur de la start-up. à cela s’ajoute, une fois que l’outil est en production, un coût lié à l’utilisation, de l’ordre de 0,50 € par portefeuille suivi et par mois.

Les objectifs

FundShop compte aujourd’hui 18 clients, dans le monde l’assurance, du courtage, du conseil en investissement financier ou en gestion de patrimoine. « Nous travaillons avec Nortia, Apicil, Sirus Conseil, Stellium, Patrimmofi, Asac Fapes, la société de gestion Skylar », indique entre autres Léonard de Tilly. « Notre objectif est de terminer l’année 2019 avec 25 clients », poursuit-il.

Un développement qui devrait passer par des débouchés à l’international, FundShop ayant déjà eu deux sollicitations, dont une émanant d’une banque privée à Dubaï. Elle mise aussi sur l’acquisition effectuée l’an dernier d’Amplify, une fintech qui avait notamment développé une brique d’intelligence artificielle afin de mesurer l’appétence au risque des investisseurs, et lui a apporté plusieurs prospects en Allemagne. Et si aucune levée de fonds n’est prévue cette année, Léonard de Tilly promet « un gros projet capita­listique en 2020 pour financer une accélération de la croissance ».

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