Fintech : à quoi servent les robo-advisors ?

Fintech : à quoi servent les robo-advisors ?
© Sergey Nivens

Si on vous dit Yomoni, WeSave, Nalo, Advize ? Vous répondez robo-advisors. Derrière ces fintech, ni robot, ni intelligence artificielle mystérieuse et un peu magicienne, mais des gestionnaires d’actifs et des concepteurs de solutions d’investissement et de plateformes digitales.

Un robo-advisor, c’est quoi ? C’est un ensemble d’algorithmes (programmes informatiques) et d’interfaces composant une plate­forme qui automatise en partie la relation client et la gestion de portefeuilles. Par extension, le terme désigne les nouveaux entrants sur le marché de l’épargne financière, qui fondent leur diffé­renciation sur ces techno­logies. Nécessitant moins d’interventions humaines que les banques privées et les conseillers en gestion de patrimoine, ils permettent d’offrir des services d’investissement pour des frais inférieurs. Mais contrairement à ce que le nom de « robot conseiller » pourrait laisser penser, ils ne prodiguent pas réellement un conseil individualisé.

Les algorithmes automatisent les séquences de profilage, de recommandation, de souscription, de contrôle et une partie de l’allocation d’actifs. En France, aucun robo-advisor grand public n’automatise entièrement ses process ; il y a toujours une validation humaine quelque part. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre les divers robo-advisors, car même si tous ont leurs propres algorithmes, la qualité de l’équipe de gestion, la performance du service client et l’expérience utilisateur font la différence.

Est-ce vraiment nouveau ? Pas tant que ça. Tous les gestionnaires d’actifs utilisent des modèles quantitatifs depuis longtemps. Cela fait même des années que l’investissement 100 % automatisé existe dans le monde professionnel, comme dans le trading haute fréquence. Ce qui est nouveau, c’est d’amener l’automatisation au grand public, afin de modéliser les recommandations, d’optimiser la collecte ainsi que la restitution de l’information. Une façon d’« uberiser » les conseillers financiers.

L’IA, pour quoi faire ?

« L’IA nous aide à aller plus vite. Nous sommes capables de calculer plus de 100 000 combinaisons sur 1 000 scénarios prospectifs en quelques secondes pour un portefeuille sur-mesure. Nous nous servons aussi de l’IA pour générer des reportings. En revanche je ne crois pas à l’autonomie totale. Même si tout est automatisé, une supervision humaine semble saine et souhaitable pour être en mesure de s’adapter aux changements. »

Adina Grigoriu, CEO d’Active Asset Allocation

Quels sont ses avan­tages ? Un profil de risque exempt de biais psychologiques, des recommandations plus homogènes et des frais inférieurs. Mais si les robo-advisors sont moins chers que leurs « concurrents », c’est aussi qu’ils travaillent sur des produits diffé­rents. En assurance vie, par exemple, les unités de compte proposées sont des ETF, des fonds indiciels en gestion passive, moins chargés en frais que les fonds classiques en actions ou patrimoniaux.

Est-ce vraiment de l’IA ? Non, pas dans les applications grand public. Il s’agit plutôt de logiques pré-écrites et de modèles statistiques permettant d’obtenir des profils sans avoir besoin de poser des dizaines de questions aux clients. Sébastien d’Ornano, président exécutif de Yomoni, voit toutefois dans l’IA des perspectives intéressantes « pour améliorer la réactivité du conseil en captant des informations plus rapidement, y compris des données exogènes, comme des types de dépenses, par exemple. Cela permettrait de faire évoluer les profils ». L’IA est bien présente, en revanche, chez les robo-advisors B to B, comme ceux d’Active Asset Allocation. Cette société fournit les moteurs d’allocation des gestions pilotées de Spirica et de Generali. Les robo-advisors biberonnés à l’IA devront intégrer davantage de psychologie dans leurs modèles, identifier des schémas au sein de groupes de clients identiques, évoluer par apprentissage automatique sur la base de corrélations et incorporer une analyse quali­tative des actualités affectant les marchés financiers à l’échelle mondiale.

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Commentaires

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Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

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