Détecteurs de fumée : 85 % des Français équipés

Détecteurs de fumée : 85 % des Français équipés
D.R. L'expérience relative aux détecteurs de fumée servira à statuer, dan sle futur, sur l'intérêt de rendre obligatoire les détecteurs de monoxyde de carbone.

Un an après l’entrée en vigueur de la loi Morange, seuls 15 % des Français, selon le 4e baromètre Kidde-BVA, ne seraient pas encore équipés d’un détecteur de fumée dans leur logement. La baisse de la sinistralité est déjà tangible.

Ils étaient 27 % en septembre 2012. Ils sont aujourd’hui 85 % (+4 points par rapport à 2015) à appliquer la loi Morange obligeant chaque domicile à être équipé d’un détecteur de fumée. Une charge qui incombe, rappelons-le, au propriétaire. Réunis le 9 février 2016 par Kidde, spécialiste de la protection incendie, divers experts ont convenu, à la lecture des résultats du 4 baromètre Kidde-BVA, que l’enjeu consiste à passer d’une contrainte règlementaire à un changement de comportement vis-à-vis du risque incendie.

En effet, pour expliquer leur non-équipement, 20 % des personnes interrogées* évoquent l’absence de risque ! Du reste, le chiffre relatif au taux d'équipement semble optimiste pour Gaëlle Allouin, directrice marketing Europe de Kidde : « D’après nos ventes, je l'estime plutôt à 65 % ».

Contrainte règlementaire

La majorité des propriétaires dotent leurs logements d’un détecteur pour raison règlementaire, plutôt que par souci de prévenir le danger. Et si le recul est faible, les effets seraient toutefois réels sur la sinistralité. « La tendance est clairement à la baisse, en volume et en coût, assure Catherine Sztal-Kutar, directrice générale de Calyxis, association d’expertise du risque. Le détecteur sauve des vies ! ». Confirmation sur le terrain auprès de Didier Remy, prévisionniste incendie : « Lors d’une intervention sur deux, le détecteur  a eu une action ». D’ailleurs, les secours interviennent plus régulièrement  (+ 5%) !

Fausses alarmes

Dans la pratique, le baromètre révèle aussi qu’une personne sur cinq a été confrontée à une fausse alarme (déclenchement sans raison apparente) ou à des alarmes intempestives, posant la question de la fiabilité des détecteurs. Il n'y aurait eu que deux cas défectueux relevés par le certificateur NF qui a contrôlé 80 produits l'an dernier. Autre enseignement :une  partie de la population ne sait où acheter le détecteur, ni où l’installer. « Dans les petits logements, c’est compliqué », souligne Nathalie Figuière de la Fédération des copropriétaires pour qui cette obligation devrait figurer dans le règlement des immeubles en copropriété.

L'exemple anglo-saxon

Le jeu en vaut la chandelle. « Les pays anglo-saxons qui ont une longue pratique des détecteurs de fumée ont vu leur taux de décès par incendie réduits de moitié. Gageons que la France puisse atteindre les même résultats », espère Gaëlle Allouin. Sur le front de l’assurance, tous les espoirs sont donc permis… sachant que l’assureur doit, quoiqu’il arrive, indemniser l'assuré sinistré et ne peut invoquer le défaut d’équipement en détecteur. « Attention toutefois à la responsabilité civile », alerte Catherine Sztal-Kutar. Plus de 800 personnes décèdent chaque année des conséquences d’un incendie domestique et 10 000 en sont victimes. 70 % des incendies mortels ont lieu la nuit.

*Près de 1000 personnes

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