Les fonds en euros passent au deuxième rang

Selon une récente étude, les assurances vie en euros ne figurent plus en tête des projets d'investissement de la clientèle patrimoniale. L'ancien placement préféré des Français est détrôné par les produits à capital garanti, jugés plus sûrs en cette période de crise des dettes souveraines.

La baisse de la collecte de l'assurance vie ne risque pas de s'arrêter de sitôt. Même les fonds en euros, jusqu'ici placement préféré des Français, perdent de leur superbe. D'après une étude (1) réalisée par l'Ifop pour la banque spécialisée dans la gestion de patrimoine UFF, 66% des personnes sondées envisagent d'investir dans une assurance vie en euros dans les mois à venir, contre 69% dans des produits à capital garanti, au premier rang desquels sont cités les comptes à terme.

Trop faible, trop risqué

Ce renversement de tendance est d'autant plus dommageable pour l'assurance vie que l'enquête porte sur la clientèle dite « patrimoniale », c'est-à-dire celle des épargnants disposant d'au moins 30 000 € d'actifs disponibles (hors immobilier). « Les fonds en euros sont un marché arrivé à maturité et qui atteint un certain plafond. De nouvelles classes d'actifs viennent les concurrencer », estime Nicolas Schimel, PDG de l'UFF et ancien directeur général par intérim d'Aviva France, maison mère de la banque. Il cite les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), dont le rendement net se situe entre 4,5 et 5,8%, selon les calculs de l'UFF.

Il n'empêche, si les Français se détournent des fonds en euros, c'est certes à cause de la baisse de leur rendement, mais aussi parce qu'avec la crise des dettes souveraines, ils ont découvert que ces produits n'étaient pas sûrs à 100%. Or, l'aversion au risque n'a jamais été aussi forte, y compris chez la clientèle « patrimoniale », pourtant plus aventurière que l'épargnant moyen, mais dont seuls 41% sont désormais prêts à prendre des risques, alors qu'ils étaient 43% en 2010, d'après l'étude de l'UFF.

Retour au bas de laine

Dans ces conditions, on comprend pourquoi les contrats multisupports ont rétrogradé, en l'espace de trois ans, du quatrième au huitième rang des projets d'investissement. La chute des Bourses, qui affecte ces assurances vie investies en partie en actions, est passée par là. Et les choses ne devraient pas s'arranger : 79% des clients patrimoniaux se déclarent pessimistes quant à l'évolution des marchés financiers.

« Les épargnants sont devenus statiques. Ils préfèrent attendre avant de placer leur argent et garder de la liquidité », constate Nicolas Schimel. Cette logique « bas de laine » ne fait pas l'affaire de l'assurance vie, y compris des fonds en euros.

1. Enquête menée du 2 au 15 septembre 2011 auprès de 301 Français disposant d'un patrimoine financier de plus de 30 000 € et de 151 clients de l'UFF.

LES « PATRIMONIAUX » SONT DÉÇUS DES CGP
  • Si, à la suite de la crise de 2008, une partie de la clientèle patrimoniale s'est détournée de son conseiller bancaire au profit des conseillers en gestion de patrimoine (CGP), elle serait en passe de le regretter. En effet, 21% d'entre elle se déclare insatisfaite de son CGP, contre 9 % en 2009, selon l'étude de l'UFF. Ironie de l'histoire : ce taux d'insatisfaction dépasse celui... des conseillers bancaires (19%). « Comme les performances promises par les CGP n'ont pas toujours été au rendez-vous, la déception des clients n'en est que plus grande », explique Nicolas Schimel, PDG de l'UFF.

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