Pourquoi le secteur ferroviaire doit-il renforcer sa résilience face au climat ?
Des événements météorologiques plus fréquents et plus intenses – pluies abondantes, inondations soudaines, variations de température – mettent à rude épreuve les infrastructures ferroviaires. Les fortes chaleurs provoquent des déformations des rails, tandis que les précipitations intenses augmentent le risque de mouvements et glissements de terrain. Ces risques exigent des programmes d’assurance résilients et tournés vers l’avenir.
En conséquence, les attentes des partenaires et acteurs du secteur ferroviaire évoluent également. Les exploitants recherchent de plus en plus une véritable collaboration avec les assureurs : ils s’attendent à ce que ceux-ci comprennent techniquement leurs réseaux, anticipant les risques émergents et soient capables de soutenir la planification à long terme.
Comment l’innovation permet-elle de mieux comprendre les risques ?
Chez Intact Insurance, notre approche repose sur ces principes : être intégré au secteur, comprendre son contexte opérationnel et adopter une démarche curieuse et informée de l’analyse de risque. Cela inclut l’utilisation innovante de technologies apportant à la fois vision et anticipation. Par exemple, la surveillance par satellite devient un outil précieux pour détecter des mouvements subtils du sol autour des infrastructures ferroviaires, souvent imperceptibles au quotidien, mais pouvant annoncer des problèmes futurs.
Conscients de ce risque, nous explorons une solution de surveillance satellitaire avec un partenaire tiers pour permettre une intervention plus rapide. L’objectif est d’aider les clients à détecter ces changements bien avant qu’ils ne deviennent perturbateurs, grâce à des images adaptatives en temps réel, personnalisées selon leur réseau, pour mieux décider où construire, intervenir ou agir.
Cela représente une grande quantité d’informations. Comment les traiter correctement ?
En effet, d’autant que l’information seule ne suffit pas. Ce qui transforme les données en action, c’est la collaboration. Lorsque les informations sur les risques sont partagées, elles doivent susciter un dialogue constructif où assureur et client apportent leurs connaissances et perspectives. Les meilleurs résultats naissent de cette compréhension commune, où les décisions sont élaborées ensemble pour répondre à l’évolution des risques.
Ce qui implique de travailler main dans la main avec les acteurs du secteur ?
Exactement. Cela souligne l’importance des relations étroites avec l’ensemble du secteur, des exploitants aux organismes de recherche technique. Mettre en relation les clients avec des centres de connaissance – partenaires spécialisés, universités, organisations dédiées au rail – permet d’accéder à des informations sur la réaction des infrastructures aux pressions environnementales comme les changements de stabilité des sols ou de température.
Quel est le rôle de l’assureur dans l’adaptation aux nouveaux risques ?
Dans le même temps, les assureurs ont un rôle à jouer en restant proches de cette boucle de connaissance – en comprenant à la fois le contexte physique dans lequel le rail opère, et le paysage des fournisseurs capables de proposer de nouveaux matériaux, technologies ou approches de conception pour soutenir les stratégies de réduction des risques. Ces relations sont essentielles pour aider les assureurs à offrir des solutions ferroviaires, et pas seulement des produits d’assurance.
C’est pourquoi les programmes d’assurance doivent continuer d’évoluer et reposer non seulement sur une protection financière, mais aussi sur le partage des connaissances, la planification anticipée et une compréhension approfondie de ce qu’il faut pour maintenir la sécurité et la fluidité du trafic ferroviaire dans un monde en mutation.
“Aider le secteur ferroviaire à affronter l’avenir signifie être un partenaire informé et constant en matière de résilience. Le rail est une infrastructure nationale critique, et les défis qu’il rencontre exigent des connaissances, de l’innovation et un engagement à long terme” conclut Richard Valaison, Souscripteur Dommages chez Intact Insurance.
Contenu proposé par Intact Insurance
